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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 21:35

Aujourd'hui, loin de la BnF.

 

Je découvre les joies du yé-yé et de la vie universitaire avant la BnF (et avant mai 68). Petit hommage à Jacqueline Taieb, pour bien commencer la semaine, et le mois d'avril.

 

A chanter à tue-tête, en descendant la Tour des lettres.

 

 


 

 

A bientôt,

Doyou.

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 18:42
 

Aujourd'hui, à la BnF...

 

 

Un peu dépité par le rythme effréné d'escargot rhumatique qui est désormais devenu mon rythme de croisière, je composai, en hommage à Renaud, la petite chanson suivante (sur l'air de "Société, tu m'auras pas", bien sûr). 

 

A chanter par jour de pluie.

 

 

Université, tu m'auras pas

 

Ya le M2 avant ça,

Et le M1 avant lui,

On s'retrouve en doctorat

Mais après, c'est pas fini !

 

Tu dois encore batailler,

Eh ben moi on m'aura pas,

J'fuirai l'Université,

J'f'rai pas de post-doctorat !

 

Refrain

J'ai pointé plus de 1000 fois

En salle M, pendant des mois,

Mais ma thèse n'avance pas

Et pourtant je fais que ça !

Univer-, sité,

Tu m'auras pas.

 

 

Je regarde mêm' plus le foot ;

Je vois plus aucun copain ;

Je commande à la Redoute

Ce que je bouff' le matin

 

Et quand je rentr' de l'asile

(De ma loge à microformes)

Mon appart', c'est Tchernobyl

Et pourtant faut que j'y dorme

 

Refrain

J'ai pointé plus de 1000 fois

En salle M, pendant des mois,

Mais ma thèse n'avance pas

Et pourtant je fais que ça !

Univer-, sité,

Tu m'auras pas.

 

 

La thèseuh ça rend malade

J'ai vu pleurer des copains

A midi dans la salade

Du Menu Trio du coin !

 

Alors je vais l'achever,

Avant qu'il m'achève moi,

Ce fatras d'absurdités

Que j'appelle mon doctorat

 

Refrain

J'ai pointé plus de 1000 fois

En salle M, pendant des mois,

Mais ma thèse n'avance pas

Et pourtant je fais que ça !

Univer-, sité,

Tu m'auras pas.

 

 

Un jour tout ça finira,

ça c'est sûr, mais j'ai bien peur

Que je s'rai toujours chercheur

De boulot à Pôle emploi.

 

Mais en attendant je sue,

Et je m'arrache les ch'veux :

Faut encore que je conclue

Ce putain d'chapitre deux.

 

Refrain

J'ai pointé plus de 1000 fois

En salle M, pendant des mois,

Mais ma thèse n'avance pas

Et pourtant je fais que ça !

Univer-, sité,

Tu m'auras pas.

 

 

 

 

(La version originale, c'est quand même mieux : )

 

 

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 18:00

 

Hier à la BnF…

 

 

Avouons-le tout de go : j’ai merdé.

 

Pourtant, tout avait bien commencé. J’avais planifié une belle et grande journée de travail, comme à l’accoutumée, vivifié que j’étais par les bourrasques amènes, et désormais familières, du parvis d’arrivée, notre esplanade aux cheveux fous et à la jupe apesanteur. Quelque menu désagrément d’entrée (descente par la face ouest interdite hier, pour cause de grève justifiée) n’avait pu entamer mon entrain et j’avais profité de l’occasion offerte d’un long tour de cloître BnF pour admirer, l’œil presque neuf et vus d’en haut, l’Eden central et ses arbres à tenseurs. Sas agréable avant la plongée ! Quelques pages d’écritures actuelles, rapidement feuilletées à l’espace librairie du vestiaire est, et un deuxième tour de cloître en sens inverse et à raz de jardin plus tard, me voici attablé, prêt à en découdre. Il est quatorze heures et trente-six minutes, la journée du thésard peut démarrer.

 

Illusion ! C'est à ce moment précis que, ressentant comme un engourdissement qui montait et se diffusait lentement, mais inexorable, depuis les omoplates et auquel tout à coup répondait, comme en écho, la même chaleur pressante émanant cette fois-ci de mon lobe temporal, je ne pus faire autrement que de m’affaler sur ma table, terrassé. J’eus presque le temps de penser « Dodo Doyou, mais pas longtemps », et puis je m’endormis.

 

Inutile de vous faire un dessin. Le Doyou vautré sur sa table, tête et joues écrasée sur l’avant-bras, un léger filet de bave lui coulant de la commissure droite au bout de quelques minutes : la honte, quoi. J’imagine a posteriori mes pauvres voisins de tablée frémir à chaque inspiration, redoutant l’apparition si prévisible du terrible ronflement du chercheur. Et s’apitoyant un peu quand même. Mais comment Doyou en était-il arrivé là, se demandaient-ils sans doute. Comment ce bourreau de travail, cette force de la nature, capable de rédiger un article en six mois et une thèse en moins de dix ans s’il le faut, s’était-il laissé ainsi prendre au piège sopomorphique ?

 

Ben c'est pas très compliqué, bordel. Comme vous tous, Doyou est caféinomane et c'est ça qui le maintient en vie. (Certaines légendes racontent, il est vrai, qu’il existerait une espèce particulière de chercheurs, disséminée parmi nous, qui aurait réussi après de longues années de recherche en biologie moléculaire et en génétique quantique à modifier son codage ADN afin de pourvoir survivre en milieu hostile sans caféine. Il va sans dire que je n’apporte aucun crédit à cette thèse farfelue).

 

Mais voilà que, ce matin-là, j’avais omis ce détail essentiel dans la préparation sportive de toute descente en Rez-de-Jardin : l’enchaînement pourtant bien intégré qui consiste à ingurgiter une pleine cafetière au réveil, avant de s’envoyer le gobelet de dix heures et de terminer par la grande tasse de treize heure trente. Sans ce quasi litre de café dans le sang, je n’avais aucun espoir de passer la barre fatidique des quatorze heures trente-six, rémora insurmontable pour tout chercheur dans mon état.

 

Je me suis donc réveillé vers dix-huit heures vingt, penaud et langue pâteuse, conscient qu’il était désormais tout à fait inenvisageable de terminer ma thèse ce jour-là. Triste, résigné et tout bâillant encore, je me suis acheminé vers un gobelet de vie du Club des Lettres, délivré par la Café-Machine de substitution (le Café des temps perdus fermant à dix-huit heures).

 

Sur la route, je chantai, pour me redonner du courage, la chanson des décaféinés :

 

 

Couleur café

 

J’ai le teint couleur café

Je manque de café,

Je veux du café !

Je dois me remettre en transe.

Si je veux bien rédiger,

Me faut du musclé,

Du caféiné !

Evitons les somnolences.

 

Couleur café
Que j'aime ta couleur café

C'est quand même fou l’effet

L’effet que ça fait :

Ce p’tit gobelet

Evite que tête ne penche.

Si j’avais plus de café

J’aurais terminé

Cette thèse ratée

Je pourrais dormir dimanche.


Couleur café
Que j'aime ta couleur café

La thèse sans bol de café

C'est désespéré

Faut pas y penser

Allez, reprends donc une tasse !

T’en as marre du café,

Tu pisses du café,

Tu veux t’arrêter ?

Je crois pas que ça se fasse.


Couleur café
Que j'aime ta couleur café

 

 

 

Pour les puristes, et en guise d'hommage à S.G. :

 

 

 

 

(spécialement dédicacé à R.)

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 12:57

 

Aujourd'hui à la BnF…

 

Déprime. Si, si, c'est possible. Même en Rez-de-Jardin, pourtant l’endroit sur terre le plus proche de l’Eden. Faut dire que mon évasion ratée d’hier m’a laissé un peu KO. Et puis, au Café des temps, ils étaient à court de salade aoste aujourd'hui.

 

Alors, en hommage à mon idole des jours sombres, le joyeux Hubert-Félix Thiéfaine, je me suis permis d’adapter Alligators 427 à notre univers. Qu’il m’excuse du sacrilège, mais ça m’a aidé à retrouver le mood indigo du Rez-de-Jardin.

 

(pour les paroles et la chanson originales, voir à la fin)

 

 

Escalators 427

(à chanter à tue-tête du vestiaire à la banque d’accueil)

 

Escalators 427

Aux traits de néon et d’argent

Vous m’emmenez vers ma planète.

Je vous descends.

 

Sur cet escalier hypnotique

Qui draine tant de doctorants

J’ai vomi ma problématique.
Je vous descends.

 

Je sais que vous bouffez du thésard à midi

Et que vous concassez nos pauvres os pourris.

Vos déroulantes marches me sont dents de harpie.

Moi je vous dis bravo et vive Jstor !

 

Escalators 427

Double rampe têtue, clopinant

Je rêve qu’un jour tout s’arrête.

Je vous descends.

 

Dans cet étrange antre social

De parisiens monosapiens

dotés de cerveaux cannibales.

Je vous descends.

 

Et les vieilles reliures, même raccommodées,

Y aura jamais assez de sujets pour tout le monde

Le gibier pour thésards sera bientôt épuisé.

Moi je vous dis bravo et vive Jstor !

Escalators 427
Aux longues parois de ciment
J’ouv’ mon ordi, chausse mes lunettes.
Je vous descends.

 

Je veux une place en V demain.
Je sais que c'est complet, mais plus rien ne m’arrête,
J’ai le routard du BnF malin.
Je vous descends.

 

Et j'attends que vos quatre tours soient effondrées.
J'ai raté l’incendie de celle d’Alexandrie.
J'espère que tous vos livres seront numérisés.
Moi je vous dis bravo et vive Jstor !

Escalators 427
Au flanc plastique et transparent,
Je tremble du corps et de la tête.
Je vous descends.


Le lecteur au parvis fait la queue
Et tend sa carte d’adhérent
Pour voir l’Eden aux matins bleus.
Je vous descends.


J'entends grincer les dents des bibliothécaires
Et je vois les agents sortir des banques d’accueil
Pour venir torturer les doctorants précaires.
Moi je vous dis bravo et vive Jstor !

Escalators 427
Aux râles gras et cliquetants,
De Galaxie j’attends les miettes.
Je vous descends.


Le coup porté par mon jury,
(Rapport de soutenance trop sec)
Va pas trop m’aider dans la vie.
Je vous descends.


Sur vos marches rayées qui font tourner l’enfer,
Je cherche un nouveau job pour ma métempsychose.
Je sais que désormais je n’aurai plus d’ATER.
Moi je vous dis bravo et vive Jstor !

Escalators 427
Au cerveau mou et délirant,
Il est temps de se mettre une tête.
Je vous descends.


Vous avez bien du bon pinard ?
J’ai le pot de thèse pathétique :
Ensemble on va boire aux déboires.
Je vous attends.


Je sais que, désormais, ma vie cours à rebours.
Sans thèse que ferai-je ? Fini le doctorant !
Tant pis les gars, je reste : Rez-de-Jardin toujours !
Moi je vous dis bravo et vive Jstor !

 

 

 

  Escalators-427.jpg

 

 

La chanson originale :

 

 

Et son texte :

 

Alligators 427
Aux ailes de cachemire safran,
Je grille ma dernière cigarette.
Je vous attends.

Sur cette autoroute hystérique
Qui nous conduit chez les mutants,
J'ai troqué mon coeur contre une trique.
Je vous attends.
Je sais que vous avez la beauté destructive
Et le sourire vainqueur jusqu'au dernier soupir.
Je sais que vos mâchoires distillent l'agonie.
Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"

Alligators 427
À la queue de zinc et de sang,
Je m'tape une petite reniflette.
Je vous attends.
Dans cet étrange carnaval
On a vendu l'homo sapiens
Pour racheter du Neandertal.
Je vous attends.
Et les manufactures ont beau se recycler,
Y aura jamais assez de morphine pour tout le monde,
Surtout qu'à ce qu'on dit, vous aimez faire durer.
Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"

Alligators 427
Aux longs regards phosphorescents,
Je mouche mon nez, remonte mes chaussettes.
Je vous attends.
Et je bloque mes lendemains.
Je sais que les mouches s'apprêtent,
Autour des tables du festin.
Je vous attends.
Et j'attends que se dressent vos prochains charniers.
J'ai raté l'autre guerre pour la photographie.
J'espère que vos macchabées seront bien faisandés.
Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"

Alligators 427
Aux crocs venimeux et gluants,
Je donne un coup de brosse à mon squelette.
Je vous attends.
L'idiot du village fait la queue
Et tend sa carte d'adhérent
Pour prendre place dans le grand feu.
Je vous attends.
J'entends siffler le vent au-dessus des calvaires
Et je vois les vampires sortir de leurs cercueils
Pour venir saluer les anges nucléaires.
Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"

Alligators 427
Aux griffes d'or et de diamant,
Je sais que la ciguë est prête.
Je vous attends.
Je sais que dans votre alchimie,
L'atome ça vaut des travellers chèques
Et ça suffit comme alibi.
Je vous attends.
A l'ombre de vos centrales, je crache mon cancer.
Je cherche un nouveau nom pour ma métamorphose.
Je sais que mes enfants s'appelleront vers de terre.
Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"

Alligators 427
Au cerveau de jaspe et d'argent,
Il est temps de sonner la fête.
Je vous attends.
Vous avez le goût du grand art
Et sur mon compteur électrique,
J'ai le portrait du prince-ringard.
Je vous attends.
Je sais que, désormais, vivre est un calembour.
La mort est devenue un état permanent.
Le monde est aux fantômes, aux hyènes et aux vautours.
Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"

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Description

La vie à la Bibliothèque nationale de France (BnF) vue par des résidents permanents du Rez-de-Jardin

Rien à voir, ou presque