Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 12:14

(contribution pour le n°74, janvier-février 2016)

 

 

Pour bien commencer l’année (et parce que l’année qui finit m’a laissé, je l’avoue, un peu sans voix), je vous propose ci-dessous les « 10 bonnes résolutions 2016 » du chercheur BnF (en Rez-de-Jardin). A chanter à tue-tête en glissant sur le parvis, qu’il pleuve ou qu’il neige. Bonne année !

 

Ô lectrice / lecteur, quand tu viendras, encore une fois, travailler tout en bas, souviens-toi :

 

  1. Ta corde de rappel avec toi emporteras (pour descendre l’escalier par la face Est sans dégâts).

  2. De patience t’armeras (pour piétiner – très zen – avant la fouille des cabas).

  3. Ta valise chez toi laisseras (et si tu viens de Province, donc, y resteras).

  4. 24 heures à l’avance, de boire arrêteras (pour éviter l’excursion-toilettes sans éclat).

  5. Ta gamelle ou Tupperware avec amour prépareras (pour continuer le boycott du Café des Temps flagadas – et cette pétition si tu le souhaites signeras : https://lc.cx/4whz).

  6. De petite monnaie en pagaille te pourvoiras (pour payer ton café, ton coca, tes encas).

  7. Pour aller en salle M, des Ray-Ban prévoiras (car le soleil là-bas méchant te taperas).

  8. En salle W, ta polaire Gore-tex chériras (en attendant le fameux réchauffement du climat).

  9. Ton code de vestiaire à l’Ouest n’oublieras (sinon ton sac à dos des heures chercheras).

  10. Et quand tu t’en iras, surtout ne pleure pas : demain de nouveau « Do you Bnf ? » à tes amis demanderas.
Published by Do you BnF ?
commenter cet article
7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 23:53

En soutien et par solidarité avec Olivier Ertzscheid et Lionel Maurel, dont j'ai remis ci-dessous l'argumentation complète, je publie ici en toute connaissance de cause le Journal d’Anne Frank en version numérique, acte considéré comme illégal dans l'état actuel de la législation :

Lien vers le blog de Calimaq (et article collé ci-dessous) : http://scinfolex.com/2015/10/07/nous-rendons-le-journal-danne-frank-au-domaine-public-serez-vous-des-notres/

Nous rendons le Journal d’Anne Frank au domaine public ! Serez-vous des nôtres ?

Publié le 7 octobre 2015 par calimaq

Il y a eu le cas de Guillaume Apollinaire, sur l’oeuvre duquel l’éditeur Gallimard a conservé les droits pendant plus de 94 ans après sa mort, alors que le poète était disparu sans enfant. Il y a ensuite celui d’Antoine de Saint-Exupéry, entré dans le domaine public partout dans le monde… sauf en France, parce que notre loi « remercie » les auteurs morts pour leur pays en empêchant pendant 30 années supplémentaires qu’elle ne devienne le bien de tous.

Et désormais, il y a aura aussi l’histoire du Journal d’Anne Frank, peut-être plus choquante encore. Disparue en 1945 dans l’horreur des camps nazis, Anne Frank aurait dû rejoindre le domaine public au 1er janvier de l’année 2016. Mais il n’en sera pas ainsi, comme nous l’apprend cet article de Livres Hebdo paru aujourd’hui. Les ayants droit de l’auteur et l’éditeur du Journal vont invoquer une législation bizantine sur les oeuvres posthumes pour prolonger leurs droits exclusifs, alors qu’ils ont déjà vendu plus de 30 millions d’exemplaires.

Image par Turelia. CC-BY-SA Source : Wikimedia Commons.

Pire, un autre raisonnement, complètement hallucinant, pourrait empêcher l’oeuvre d’entrer dans le domaine public jusqu’en… 2051 ! Otto Frank, le père d’Anne, a en effet expurgé les écrits de sa fille de certains passages qu’il jugeait choquants pour la morale car trop intimes, notamment ceux où la jeune fille raconte ses premiers émois d’adolescente et son éveil à la sexualité. Sur la base de cet acte – qu’on peut assimiler à une forme de censure patriarcale – la Fondation Anne Frank et l’éditeur du Journal estiment que cette version constitue une « nouvelle oeuvre » sur laquelle ils seraient en mesure de revendiquer des droits d’exploitation pour des décennies, Otto Frank étant mort seulement en 1980…

Anne Frank est hélas déjà revenue plusieurs fois dans les colonnes du Copyright Madness. La fondation qui gère les droits d’auteur et celle qui s’occupe de la fameuse Maison d’Anne Frank transformée en musée, se sont battues comme des chiffonniers pendant plus de 15 ans pour contrôler une marque de commerce déposée sur « Le Journal d’Anne Franck ». Il aura fallu l’intervention de la justice pour mettre fin à ces querelles indignes, en rappelant qu’une telle marque purement descriptive est invalide. C’est dire à quel point ces « ayants droit » se préoccupent d’honorer la mémoire d’Anne Frank…

Mais il y a un moment un moment où la goutte d’eau fait déborder le vase et c’est ce qui est en train de se produire ce soir. Olivier Ertzscheid a publié sur son blog Affordance un billet magnifique pour s’indigner contre ces pratiques. Et il a choisi en signe de protestation de publier en ligne le Journal d’Anne Frank en version numérique. En soutien à sa démarche, je publie également ces deux fichiers sur S.I.Lex :

Un tel acte est illégal, mais il arrive un point où l’absurdité de la règle de droit mérite qu’on lui oppose des actes de désobéissance civile. La députée Isabelle Attard a essayé lors du récent débat sur la loi Création à l’Assemblée nationale d’obtenir la suppression des blocages ineptes qui empêchent encore les oeuvres d’entrer dans le domaine, comme les prorogations de guerre affectant l’oeuvre de Saint-Exupéry. Mais elle s’est heurtée une nouvelle fois à l’immobilisme du Ministère de la Culture et de la majorité des députés, qui ont refusé de toucher à quoi que ce soit… comme si tout était pour le mieux dans le monde enchanté de la propriété intellectuelle.

S’il en est ainsi, il ne reste plus qu’à rendre au domaine public ce que la loi lui arrache illégitimement. Si vous voulez vous aussi envoyer un message clair de désapprobation, je vous invite à republier ces fichiers le plus largement possible par tous les moyens en votre possession.

Serez-vous des nôtres ! C’est ainsi qu’Aaron Swartz a terminé son Open Access Guerilla Manifesto pour inciter à la désobéissance citoyenne en faveur du libre accès à la connaissance :

Nous avons besoin de récolter l’information où qu’elle soit stockée, d’en faire des copies et de la partager avec le monde. Nous devons nous emparer du domaine public et l’ajouter aux archives. Nous devons acheter des bases de données secrètes et les mettre sur le Web. Nous devons télécharger des revues scientifiques et les poster sur des réseaux de partage de fichiers. Nous devons mener le combat de la guérilla pour le libre accès.

Lorsque nous serons assez nombreux de par le monde, nous n’enverrons pas seulement un puissant message d’opposition à la privatisation de la connaissance : nous ferons en sorte que cette privatisation appartienne au passé. Serez-vous des nôtres ?

Ci-dessous, je colle le texte du superbe billet d’Olivier Ertzscheid. Merci à lui pour son geste et soyons nombreux à le suivre !

Très chère Anne,

Comme une immensité de collégiens et de lycéens j’ai d’abord découvert ton journal en cours de français à l’âge où tu mourrais dans un camp de concentration. Te voilà depuis des décennies régulièrement inscrite dans les programmes scolaires. La première fois que l’on lit ton journal (en tout cas la première fois que je l’ai lu), il s’agit presque d’un texte comme les autres, un texte du « programme », qu’il faut lire « pour le cours de français ». Alors on le lit. Plus ou moins attentivement. Et quelque chose en nous change. Oh bien sûr on ne s’en aperçoit pas immédiatement. On ne le comprendra que plus tard. Lorsque avec quelques années de plus nous serons de nouveau confrontés à ton texte. A ton récit. A ton journal. Au souvenir de cette lecture. Lorsque nous en saisirons toute la force, ce récit ordinaire d’un tragique extra-ordinaire, ce récit d’une très jeune femme, conduite à la mort par la folie des hommes. Morte en 1945.

Une jeune femme dont le récit à permis à des milliers d’élèves, qui deviendront des milliers de citoyens de grandir, tout simplement. De s’élever.

Très chère Anne, ton journal, comme toute autre oeuvre littéraire devait lui aussi s’élever dans le domaine public l’année prochaine, en 2016, soixante-dix ans après la mort de son auteur, soixante-dix ans après ta mort. L’entrée d’une oeuvre dans le domaine public est toujours, toujours, une chance. Parce qu’à compter de ce jour il ne s’agit plus simplement d’une oeuvre mais d’une part de notre mémoire et de notre histoire collective. Mais je te parle de mémoire, à toi, très chère Anne, voilà qui doit te faire sourire. Qui mieux que toi sait à quel point la mémoire est importante. A quel point elle est un devoir. Ce devoir de mémoire. Qui mieux que toi y a contribué, au sacrifice de sa vie.

Très chère Anne, je viens d’apprendre que ton éditeur et les gens qui gèrent ton oeuvre, le « fonds Anne Franck » s’opposaient à l’entrée de ton journal dans le domaine public l’année prochaine. Ils ont, chère Anne, tout une série d’arguments juridiques et légaux, qui semblent juridiquement et légalement indiscutables. Il faudra donc attendre. Attendre encore 50 ou peut-être même 70 ans après ce qu’ils considèrent comme la « première » édition de ton journal, qui d’après eux remonte à 1980. Tu imagines un peu Anne ? Ton journal n’entrerait dans le domaine public qu’en 2030, voire en 2050. Plus d’un siècle après ta mort dans ce camp.

Attendre un siècle après la mort d’une jeune femme juive de 16 ans dans un camp de concentration pour que son témoignage, son journal, son oeuvre, puisse entrer dans le domaine public.

Qui sont-ils Anne pour s’opposer ainsi à l’entrée de ton journal dans le domaine public. Le fait que tu sois morte depuis 70 ans ne leur suffit donc pas à ces éditeurs et à ces gestionnaires de droits ? De quels « droits d’auteur » veulent-ils maintenir la rente après avoir déjà vendu plus de 30 millions d’exemplaires de ton journal ? A qui bénéficient ces droits ? Aux enfants que tu n’as pas eu ?

Anne, très chère Anne, je t’écris cette lettre pour te demander la permission de ne pas attendre 2050. A la fin de ce message, je mettrai en ligne ton journal. En faisant cela j’accomplirai un acte illégal. Il est probable que « ton » éditeur ou que ceux qui se disent gestionnaires du fonds qui porte ton nom, il est probable qu’ils m’envoient leurs avocats, me somment de retirer ce texte, me condamnent à payer une amende.

Je m’en moque Anne. Car le temps qu’ils le fassent, ce texte, ton texte, ton journal aura déjà été copié par des centaines de gens, qui à leur tour, je veux le croire, le mettront alors également en ligne.

Je sais que tu ne m’en voudras pas. Il ne me faut aucun courage pour le faire. En le faisant je n’entre pas en résistance. Je ne prends d’autre risque que celui d’offrir à ton texte, quelques mois avant le délai légal de 70 ans, un peu de lumière.

Il y a ce texte, ton texte Anne. Après ces années de cave, d’obscurité, cette obscurité si pesante dans ton journal, il est temps que tu retrouves ta place. Et puisque le domaine public t’es refusé, puissions-nous collectivement avoir l’intelligence de t’offrir enfin la lumière que tu mérites, celle que ton journal mérite, celle de l’espace public.

Bienvenue dans la lumière, chère Anne.

Dimanche 13 décembre 1942.
« Chère Kitty,
Je suis confortablement installée dans le bureau de devant, et je peux regarder dehors par la fente de l’épais rideau. Bien que dans la pénombre, j’ai encore assez de lumière pour t’écrire. »

Extrait de: Anne Frank. « Le Journal d’Anne Frank. »

Nota-Bene : les versions diffusées ici le sont donc illégalement. Parce que je juge cette « illégalité » crapuleuse, et me tiens prêt à en assumer les conséquences. Je m’excuse en revanche auprès des traducteurs du journal d’Anne Franck, Ph. Noble et Isabelle Rosselin-Bobulesco, leurs droits d’auteur à eux, sont parfaitement justifiés mais diffuser la version néerlandaise originale n’aurait guère eu de sens.

Published by Do you BnF ?
commenter cet article
9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 17:54

Point d’étape du 9 juillet à 17h00

Chères lectrices, chers lecteurs,

Suite à mon courrier de ce matin, voici comment a évolué la situation dans la journée.

J’ai pu organiser le point d’information annoncé au Café des Temps, ce qui m’a permis de rencontrer les lecteurs inquiets et de les informer, tout en les rassurant sur le caractère pour l’instant limité des risques qu’on nous a signalés. Ces signalements sont néanmoins préoccupants et méritent toute notre vigilance, comme je l’expliquais dans ma lettre.

Par ailleurs, j’ai pu rencontrer également plusieurs représentants des syndicats du personnel de la BnF, qui m’ont informé qu’il y aurait finalement un « point d’information » rapide demain, en ouverture du CHSCT prévu. Celui-ci reste toutefois fermé aux représentants des lecteurs, ce que j’ai déploré encore une fois auprès de la direction de la BnF.

Enfin, le directeur du Café des Temps et son superviseur pour l’hygiène sont venus me rencontrer et nous avons eu un échange instructif sur les procédures de sécurité qu’ils sont censés respecter au niveau sanitaire. D’après eux, évidemment, tout est en ordre, ce qui semble néanmoins confirmé par une visite d’inspection organisée hier par la direction de la BnF, qui ne m’en a informé que cet après-midi à 15h00, en réponse à mon courrier. Voici un extrait de ce mail de réponse de la Directrice générale, de nature à nous rassurer pour l’instant :

« Un contrôle inopiné a été mené dans le Café des temps et nous sommes en contact avec la SOFEREST. Aucun risque sanitaire justifiant la fermeture du Café n'a été constaté. Je m'engage à vous donner de plus amples précisions la semaine prochaine lorsque nous aurons obtenu de la SOFEREST tous les éléments demandés […].

Je ne manquerai pas de vous tenir informé de l'évolution de la situation qui, en l'état, ne présente pas de risque sanitaire pour les consommateurs. »

La direction de la BnF a toutefois demandé des informations complémentaires et circonstanciées, qui doivent lui être fournies par la société SOFEREST d’ici la semaine prochaine, et qu’elle devrait (cette fois-ci) me faire parvenir rapidement.

Certains des dysfonctionnements signalés restent malheureusement difficiles à contrôler (comme le respect des procédures sanitaires en cas de rupture dans la chaîne du froid, par exemple). J’ai donc demandé qu’on nous communique le cahier des charges précis et les procédures sanitaires auxquels est soumise la société SOFEREST, afin que nous puissions avoir une idée plus précise des normes en vigueur. J’ai également demandé une information détaillée sur les procédures de contrôle prévues par les services de la BnF.

Point d’étape du 9 juillet à 17h00

Chères lectrices, chers lecteurs,

Suite à mon courrier de ce matin, voici comment a évolué la situation dans la journée.

J’ai pu organiser le point d’information annoncé au Café des Temps, ce qui m’a permis de rencontrer les lecteurs inquiets et de les informer, tout en les rassurant sur le caractère pour l’instant limité des risques qu’on nous a signalés. Ces signalements sont néanmoins préoccupants et méritent toute notre vigilance, comme je l’expliquais dans ma lettre.

Par ailleurs, j’ai pu rencontrer également plusieurs représentants des syndicats du personnel de la BnF, qui m’ont informé qu’il y aurait finalement un « point d’information » rapide demain, en ouverture du CHSCT prévu. Celui-ci reste toutefois fermé aux représentants des lecteurs, ce que j’ai déploré encore une fois auprès de la direction de la BnF.

Enfin, le directeur du Café des Temps et son superviseur pour l’hygiène sont venus me rencontrer et nous avons eu un échange instructif sur les procédures de sécurité qu’ils sont censés respecter au niveau sanitaire. D’après eux, évidemment, tout est en ordre, ce qui semble néanmoins confirmé par une visite d’inspection organisée hier par la direction de la BnF, qui ne m’en a informé que cet après-midi à 15h00, en réponse à mon courrier. Voici un extrait de ce mail de réponse de la Directrice générale, de nature à nous rassurer pour l’instant :

« Un contrôle inopiné a été mené dans le Café des temps et nous sommes en contact avec la SOFEREST. Aucun risque sanitaire justifiant la fermeture du Café n'a été constaté. Je m'engage à vous donner de plus amples précisions la semaine prochaine lorsque nous aurons obtenu de la SOFEREST tous les éléments demandés […].

Je ne manquerai pas de vous tenir informé de l'évolution de la situation qui, en l'état, ne présente pas de risque sanitaire pour les consommateurs. »

La direction de la BnF a toutefois demandé des informations complémentaires et circonstanciées, qui doivent lui être fournies par la société SOFEREST d’ici la semaine prochaine, et qu’elle devrait (cette fois-ci) me faire parvenir rapidement.

Certains des dysfonctionnements signalés restent malheureusement difficiles à contrôler (comme le respect des procédures sanitaires en cas de rupture dans la chaîne du froid, par exemple). J’ai donc demandé qu’on nous communique le cahier des charges précis et les procédures sanitaires auxquels est soumise la société SOFEREST, afin que nous puissions avoir une idée plus précise des normes en vigueur. J’ai également demandé une information détaillée sur les procédures de contrôle prévues par les services de la BnF.

Je vous signale pour finir l’existence d’un registre « Hygiène et sécurité », disponible à l’accueil du Hall Est qui permet de signaler ce genre de problèmes. N’hésitez pas à l’utiliser pour faire remonter le maximum de problèmes éventuels.

Je remercie tous les lecteurs qui ont manifesté leur soutien dans cette action, et je vous tiendrai au courant en lien avec l’ALUBnF, dès que de nouvelles informations seront disponibles.

Bien cordialement,

Francisco Roa Bastos

Représentant des lecteurs de la bibliothèque de recherche de la BnF

Je vous signale pour finir l’existence d’un registre « Hygiène et sécurité », disponible à l’accueil du Hall Est qui permet de signaler ce genre de problèmes. N’hésitez pas à l’utiliser pour faire remonter le maximum de problèmes éventuels.

Je remercie tous les lecteurs qui ont manifesté leur soutien dans cette action, et je vous tiendrai au courant en lien avec l’ALUBnF, dès que de nouvelles informations seront disponibles.

Bien cordialement,

Francisco Roa Bastos

Représentant des lecteurs de la bibliothèque de recherche de la BnF

Published by Do you BnF ?
commenter cet article
9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 10:08

Jeudi 9 juillet 2015

Aux lectrices/lecteurs de la BnF.

J’ai été saisi cette semaine, par plusieurs sources convergentes, d’une suspicion de problèmes d’hygiène au Café des Temps du Rez-de-Jardin de la BnF.

Il semblerait que plusieurs salariés de la société SOFEREST (société qui gère le Café des Temps du Rez-de-Jardin) aient signalé ces derniers mois des problèmes sanitaires, allant de la vente de produits alimentaires après rupture constatée dans la chaîne du froid, à la présence d’équipements hors-normes, en passant par un mauvais état général des installations et des problèmes de propreté répétés. Ces signalements semblent étayés par des photographies ainsi que par les descriptions très circonstanciées qui en ont été faites à l’inspection du travail et auprès des services vétérinaires.

Il va sans dire que l’ALUBnF (l’association des lecteurs et usages de la BnF) et vos représentants des lecteurs du Haut comme du Rez-de-Jardin sont tous très préoccupés par cette affaire, qui pourrait avoir des conséquences sanitaires pour les lecteurs si les faits rapportés sont avérés. Nous avons saisi la direction de la BnF afin qu’elle fasse procéder très rapidement à une inspection approfondie des installations du Café des Temps et afin qu’elle demande des comptes à la société SOFEREST sur ces accusations sanitaires.

A ce jour, nous attendons toujours les résultats de l’interpellation de la société SOFEREST par la direction de la BnF, démarche dont nous avons eu confirmation le 2 juillet dernier.

Ayant par ailleurs appris la tenue d’un CHSCT (« Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail ») ce vendredi 10 juillet, nous avons demandé à ce que ce point soit inscrit à l’urgence à l’ordre du jour, sans succès pour l’instant. Nous avons également demandé que les représentants des lecteurs soient exceptionnellement associés, à titre d’information, à ce CHSCT, demande qui a également essuyé un premier refus de la part de la direction (alors que le CHSCT, normalement réservé aux personnels de la BnF en effet, peut néanmoins faire inviter des « personnes qualifiées » à titre consultatif : voir le décret n°82-453 du 28 mai 1982).

L’ALUBnF et vos représentants des lecteurs vont continuer de ce mobiliser pour obtenir des informations, et le cas échéant une action rapide de la direction sur cette question si ces dysfonctionnements étaient avérés. Dans l’attente de plus éclaircissements, nous invitions les lecteurs à la plus grande vigilance et à la mobilisation à nos côtés pour tenter d’obtenir toutes les garanties sanitaires nécessaires de la part de la société SOFEREST.

Dans l’état actuel de nos informations, la consommation des produits vendus au Café des Temps est laissée votre appréciation personnelle.

Je serai moi-même présent demain, jeudi 9 juillet, au Café des temps de 12h à 14h pour tenir un point d’information. N’hésitez pas à venir me voir pour en discuter et vous informer (ou apporter des informations éventuelles que vous-mêmes pourriez avoir par d’autres canaux).

En vous assurant de ma mobilisation préoccupée sur cette question,

Francisco Roa Bastos

Représentant des lecteurs de la bibliothèque de recherche de la BnF

Published by Do you BnF ?
commenter cet article
8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 23:50

 

Le dernier Conseil d’administration de la BnF a eu lieu le 25 novembre dernier, et portait essentiellement sur le budget initial prévisionnel de l’établissement pour 2015. Ce fut l’occasion de constater que les incidents divers survenus en début d’année (fuites et inondations) ont débouché au moins sur une (relative) bonne nouvelle : l’augmentation de la subvention d’investissement de l’Etat pour l’année 2015 (+1,4% = 2,6M), pour faire face aux travaux nécessaires afin d’éviter de nouveaux problèmes (par exemple, 1,3 millions d’euros sont prévus pour la réfection et l’étanchéification des sanitaires). Le budget global de la BnF (partie recettes) est ainsi prévu à 227,798 millions d’euros pour 2015, pour des dépenses de 222,333 millions d’euros (dont un peu plus de 38 millions d’euros d’investissements).

Dans les mauvaises nouvelles budgétaires de l’année à venir, cependant, outre la poursuite des réductions d’effectifs de l’établissement (18 postes en moins prévus en 2015, après la suppression de 29 postes en 2014, et avant la suppression prévisionnelle de 18 postes en 2016 et encore 14 en 2017), il faut surtout mentionner la réduction du budget acquisitions de la BnF de plus de 8% (il passe de 6,75 millions en 2014, où ce poste budgétaire avait été stabilisé par rapport à 2013, à 6,2 millions en 2015).  Cette réduction, justifiée par la direction notamment du fait de la « compensation » entrainée par la numérisation des fonds publics qui se poursuit (mais dont les dérives commerciales ont été plusieurs fois dénoncées), demande que nous restions vigilants. N’hésitez pas, dans cette perspective, à faire part des manques et des lacunes que vous pouvez constater au jour le jour dans votre pratique de la bibliothèque, aussi bien auprès du personnel en banque de salle qu’auprès de votre association de lecteurs, l’ALUBnF. Nous souhaitons en effet lancer au sein de l’ALUBnF une réflexion globale sur la politique d’acquisition de la BnF et sur les perspectives inquiétantes dessinées par ces réductions de budget global d’acquisition, et vous êtes bien sûr tous invités à y participer avec nous.

D’autres éléments inquiétants ont été présentés lors de ce CA, notamment la baisse constatée de la fréquentation aussi bien en Haut qu’en Rez-de-Jardin, ce qui pose à la fois des problèmes en termes de recettes propres (- 100 000 euros sur ce poste en 2014) et des questions en termes d’actions à mener pour fidéliser et attirer le lectorat de la BnF. A ce titre, la direction a proposé, et le CA a adopté, une baisse du tarif du renouvellement en ligne des cartes de lecteurs (-10 %). Cette mesure limitée (le tarif plein pour une carte annuelle passe de 38 à 34 euros en Haut-de-Jardin, de 60 à 54 euros en Rez-de-jardin) mais qui va dans le bon sens, a été saluée mais j’ai précisé que la baisse de fréquentation devait aussi être mise en relation avec d’autres problèmes à la fois plus généraux (la baisse mentionnée du budget des acquisitions) et plus concrets (les difficultés d’accès de plus en plus grandes, aussi bien du fait du problème des valises non acceptées pour les lecteurs venant de province, que du fait des pannes à répétition des ascenseurs d’accès de l’entrée Est ou du travelator de l’entrée Ouest).

A ce titre, des informations m’ont été données sur ces deux derniers points qui sont plutôt encourageantes : la réfection des ascenseurs extérieurs de l’entrée Est est à présent terminée, et devrait permettre d’éviter les pannes nombreuses qui ont immobilisé ces ascenseurs une bonne partie du temps depuis leur entrée en (mal)fonction. Par ailleurs, les travaux de remise en état du travelator Ouest devraient commencer le 15 décembre et s’achever courant janvier. En espérant que ces améliorations attendues depuis longtemps contribuent à la meilleure accessibilité du site de Tolbiac et de ces collections.

Pour discuter des dossiers en cours et à venir, ALUBnF tiendra début 2015 son assemblée générale. Les informations détaillées vous seront communiquées bientôt par l’intermédiaire de notre page facebook sur laquelle vous pouvez toujours également adhérer directement à l’association. D’ici là, je vous souhaite au nom des représentants des lecteurs et de l’ALUBnF, une bonne fin d’année, en BnF ou ailleurs !

Published by Do you BnF ?
commenter cet article
1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 17:30


L’été touche à sa fin et la bibliothèque s’apprête à fermer ses portes pour les deux semaines habituelles de fermeture annuelle. C’est le moment de faire un point rapide sur les changements que la BnF a connus ces derniers mois, et ceux qui restent encore à faire du point de vue des lecteurs. Je ne reviendrai pas ici sur les transformations importantes du Haut-de-jardin, que mon collègue Charles-Henri Hudelot a déjà eu et aura encore l’occasion de commenter. Nous les suivons de près tous ensemble au sein  de l’Association des lecteurs et usages de la BnF (ALUBnF) et j’en profite pour vous signaler que l’ALUBnF tiendra sa prochaine AG à l’automne, pour faire le point plus en détail sur tous les dossiers en cours. Vous êtes toujours bien évidemment tous invités à adhérer et à participer aux activités d’ALUBnF, votre association (https://www.facebook.com/alubnf).

En ce qui concerne le Rez-de-Jardin, les conditions de travail ont connu récemment certaines évolutions notables qui ont été bien accueillies par une majorité des lecteurs. Le changement du mode de réservation de places, malgré les inquiétudes initiales, s’est pour l’instant révélé plutôt positif, même si les problèmes de place restent une réalité à la BnF (en Haut comme en Rez-de-jardin). La mise en place de casiers automatiques à l’Ouest a lui aussi amélioré les conditions d’entrée à la Bibliothèque de recherche pour les lecteurs, même s’il reste à évaluer l’impact que ces changements peuvent avoir, à court et moyen terme, sur l’emploi et les conditions de travail des vacataires de la BnF.

Malgré ces améliorations, d’autres dossiers en souffrance continuent néanmoins de préoccuper les lecteurs du Rez-de-Jardin, comme en témoignent vos nombreux courriers au représentant des lecteurs. L’escalier de la nouvelle entrée Est continue de soulever les critiques et les lecteurs attendent des solutions. Le « travelator » de l’entrée Ouest, bloqué depuis des semaines, ne remplit plus aucune fonction : espérons que la fermeture annuelle sera l’occasion de le remettre en marche. Surtout, l’interdiction des valises à l’entrée de la BnF suscite de vives critiques de la part de lecteurs qui se sont vus refoulés sans ménagement par les vigiles. Pourtant, beaucoup d’entre nous ne peuvent faire autrement, qu’il s’agisse de collègues de Province qui viennent de loin travailler ponctuellement sur les fonds de la BnF, ou de lecteurs qui pour raisons médicales sont obligés d’utiliser des sacs ou bagages roulants. L’ALUBnF a proposé depuis longtemps des solutions alternatives qui sont normalement « à l’étude ». Là encore, la rentrée de septembre devra apporter des réponses aux questions des lecteurs qui se retrouvent, pour certains, empêchés de travailler du fait de cette seule mesure en apparence « technique ».

Vos représentants et l’ALUBnF sont en contact constant avec la direction pour tenter de régler ces problèmes ponctuels, et nous suivons les dossiers de fond qui ne cessent d’inquiéter, là encore, puisque les conditions financières des établissements publics restent évidemment préoccupantes. N’hésitez donc pas à nous rejoindre à l’ALUBnF pour participer à cet effort collectif de vigilance constructive !

Published by Do you BnF ?
commenter cet article
26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 09:43

Retours de CA (2)

Jeudi 27 mars se tenait le premier CA de l’année 2014. Il fut l’occasion de faire le point sur les dossiers en cours, et de continuer à faire remonter les demandes des lecteurs, relayées en permanence par ALUBnF,  votre association des lecteurs et usagers de la BnF.

Je renvoie pour le détail de ce CA au compte-rendu que nous avons établi avec Charles-Henri Hudelot, disponible sur le blog et sur la page d’ALUBnF. J’aimerais surtout ici revenir sur deux dossiers qui touchent plus particulièrement les conditions matérielles de travail des lecteurs en BnF : la question des toilettes et celle du nouveau escalier Est (je laisse de côté les débats passionnés qui font rage online autour de la disparition des lapins du Rez-de-Jardin. Adieu lapins, on vous aimait bien).

Les toilettes, d’abord. Le CA a été l’occasion de découvrir que la direction engagera en 2014 un programme de travaux pour faire face aux problèmes de conception initiale (merci Monsieur Perrault), en commençant par le Haut-de-Jardin. Pour éviter que ne se reproduisent des fuites et inondations comme celle qui a eu lieu récemment et qui a touché des magasins situés sous des toilettes du Haut-de-jardin, la BnF commencera donc cette année des travaux d’étanchéification de tous les WC du Haut-de-Jardin. Les dépenses prévues pour l’instant pour cette tranche de travaux sont de 700 000 euros, sachant que l’étanchéification d’un seul WC coûte à elle seule environ 60 000 euros. Les travaux du Rez-de-jardin ne débuteront qu’ensuite, en 2015 et pour les années suivantes. Autant dire que les usagers du Rez-de-jardin devront attendre encore longtemps pour voir réglé ce problème récurrent de chasses d’eau mal conçues. Et que votre serviteur jouera encore longtemps les Monsieur Pipi. Continuez, pour m’aider, à remplir le formulaire de signalement de tout problème rencontré dans les toilettes (disponible sur demande à ALUBnF).

Au sujet du nouvel escalier de l’entrée Est, la proposition que j’avais avancée de le sécuriser en ajoutant une rampe centrale supplémentaire n’a pas été retenue. La direction envisage de faire procéder au bouchage des trous qui ajourent les marches, afin de tenter de remédier en partie à l’effet de vertige qu’elles peuvent provoquer. Dans tous les cas, il faut d’abord obtenir l’autorisation de Monsieur Perrault, notre architecte préféré qui n’a décidément pas l’esprit d’escalier. Espérons qu’aucun accident grave ne survienne d’ici là. Quant aux ascenseurs régulièrement arrêtés, là encore pour des raisons de mauvaise conception, la direction envisage d’aller jusqu’au contentieux avec l’entreprise Thyssen, responsable de ces disfonctionnements…

Bien d’autres dossiers, moins terre-à-terre, sont en cours : je vous laisse les découvrir grâce au compte-rendu du CA. J’ai voulu insister sur ces deux points car ils touchent très directement notre vie à la BnF et que, de toute manière, les grandes orientations de la politique d’acquisition ou de numérisation de la BnF ne sont pas discutées avec les lecteurs. Pour donner plus de poids à vos représentants, je vous invite comme d’habitude à adhérer à AluBnF (alubnf@gmail.com), qui devrait bientôt avoir une permanence dans le Hall Est, si tout va bien.

Pour ceux qui auraient d’aventure une envie irrépressible, comme moi, de remercier Monsieur Perrault et de lui dire tout le bien que nous pensons de son grand œuvre, je me suis laissé dire qu’il aimait bien les petits mails doux (dpa@d-p-a.fr).

31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 09:42

Compte-rendu du CA du 27 mars 2014

 

Bruno Racine a souhaité démarrer ce Conseil d’Administration par un état des lieux concernant l’actualité chargée en sinistres de ce début d’année :

Concernant les inondations survenues en Janvier, il annonce que 40 000 ouvrages ont dû être sortis des locaux affectés, un peu plus de 15 000 ayant été mouillés. Aujourd’hui, il ne demeure qu’un peu plus de 1200 ouvrages en attente de restauration. Du fait qu’il ne se trouve parmi ces derniers aucun ouvrage dit précieux, le remplacement simple est une alternative.

Dans le cadre de la première décision modificative au budget primitif de la BnF pour l’exercice 2014, 150 000€ de mesures immédiates ont été engagées dans le traitement de cet incident, auxquels s’ajoutent 25 000€ concernant la restauration des ouvrages, avec la prévision d’une première tranche d’un plan préventif d’entretien.

 

Point sur la question de la qualité de l’air du fait de la contamination de la tour T1 du fait d’une dégradation spontanée du revêtement d’isolation sonore des systèmes de ventilation. Celle-ci a causé un retard estimé à 2-3 semaines sur les procédures de dépôts légal qui ont lieu dans le bâtiment concerné. Un examen de l’ensemble des bâtiments est en cours, et l’administration considère inutile leur examen par une autorité indépendante comme ont pu le demander les syndicats, qui par ailleurs saluent la réactivité et le principe de précaution de l’établissement concernant cette crise.

 

Bruno Racine établi un bilan de l’utilisation de la plateforme Gallica avec un peut moins de 3M de consultation en ligne de l’extérieur et plus de 3M de consultations intramuros. Il signale que l’application Android Gallica est à présent disponible, et que si elle ne rencontre actuellement encore que peu d’utilisateurs, ceux-ci en font une utilisation très intense.

[pour info https://play.google.com/store/apps/details?id=fr.gfi.gallica&hl=fr , elle était déjà dispo pour les produits apple https://itunes.apple.com/fr/app/gallica/id561943007?mt=8]

Il signale aussi que le réaménagement du Haut-de-Jardin touche à sa fin et qu’il reste encore l’aménagement du Café côté Ouest (qui prendra la place de l’ancien espace d’accueil), ainsi que de nouveaux dispositifs pédagogiques.

Ces réaménagements s’inscrivent dans la volonté de présenter un établissement plus attractif et plus souple, mis en image par la première campagne de communication Grand Public entreprise par la BnF. Dispositif inédit, il s’agit de tabler sur la grande notoriété qu’a l’établissement pour le grand public qui, bien que connaissant l’existence de l’établissement et de sa valeur, ne fait pas le pas d’aller le fréquenter. Bruno Racine souligne qu’il ne s’agit surtout pas d’un « gadget » et que cette communication diffère de celle qui peut régulièrement se faire relativement aux évènements de la BnF (expos…).

Cette campagne s’effectue dans le cadre d’un Mécénat de Compétence avec l’agence reconnue BETC, ce qui signifie que rien n’a été déboursé concernant sa conception. Elle est déclinée par un affichage, notamment dans le métro, qui a débuté fin mars, ainsi que par la diffusion de spot vidéos par France Télévision (à heures creuse plutôt, mais gratuitement).

Ce dispositif est à replacer dans le cadre du Contrat de Performance.

[Un point sur le contrat de performance d’après la documentation fournie en préparation du CA]

Le Contrat de Performance est une feuille de route stratégique à Moyen Terme (tri-annuelle) qui fixe les orientations stratégiques, les actions prioritaires et les résultats attendus, à travers un panel d’indicateurs précis. Celui de 2014-2016 s’articule autour de trois axes correspondant à trois valeurs mises en avant : Confiance, Partage, Innovation. En filigrane, il en ressort aussi une volonté d’adaptation et d’initiative dans la tendance forte d’intégration numérique et les nouveaux défis et attentes que celle-ci représente.

Les 3 axes :

Confiance : garantir l’accès aux collections

Par une constance des acquisitions, dont électroniques.

Par la reformulation de la stratégie de conservation

Partage : le partage des richesses et des savoirs faire

Par une orientation stratégique définie sur la politique des publics, notamment handicapés et empêchés par exemples.

Par une coopération nationale et internationale.

Innovation : optimiser les ressources de la bibliothèque

Par un accompagnement de l’évolution des métiers.

La BnF vient d’émettre un Appels d’Offre pour un audit en RSE afin d’optimiser le dialogue social.

Compte tenu du développement de l’établissement, il est à prévoir que  des questions de saturation physique se posent plus tôt qu’envisagé initialement

La CFDT met en nuance le manque de mutualisation/ synergie/ partage des bonnes pratiques dans ce programme. Concernant les interactions avec le public elle souhaite donner plus d’importance et de reconnaissance effective des actions de médiation de la part du personnel. Elle attire l’attention sur le manque de synergie entre HdJ et RdJ, et considère que les propositions stratégiques envers le publique ne se font qu’envers un public déjà acquis. Elle souhaite alors une mise en avant d’efforts de démocratisation culturelle et de sortie de l’entre-soi, avec par exemple une programmation culturelle à destiner à un large public sur de plus longues plages (6 mois au lieu de 3 seulement comme il a été le cas concernant la récente exposition Asterix). Elle ajoute que la BnF devrait profiter de ses ressources et de son expertise sur le montage de projet pour servir de tête de pont sur les questions de formation. Concernant les ressources de presse numérique, elle estime que soient revues à la hausse les objectifs de numérisation.

Nous attirerons plus l’attention sur le second axe, Partage, puisqu’il concerne plus précisément les publics et les services déployés envers celui-ci.

Cet axe visant à Partager les richesses et les savoir-faire de la Bibliothèque met ainsi en avant l’implémentation d’une politique active de développement de tous les publics. On notera concernant la Bibliothèque de Recherche une volonté, à suivre de très près, de développer le public traditionnel, composé d’enseignants du supérieur et d’étudiants, en l’ouvrant désormais à des publics non académiques (professionnels, chercheurs à titre personnel) via notamment un assouplissement des règles d’accréditation.

Il y est fixé un objectif de fréquentation pour le RdJ passant de 390 000 à 410 000 entrée entre 2014 et 2016.

Concernant le HdJ, la bibliothèque souhaite diversifier son public, l’agréger en véritable Communauté, notamment par une adaptation de l’offre documentaire, le développement d’outils divers, dont numériques, des interactions accrues avec l’offre culturelle.

Les objectifs en terme de fréquentation passent de 505 000 en 2014 à 560 000 en 2016.

Autre initiative soulevée, la volonté de promotion des activités culturelles de la BnF, l’enrichissement de l’offre culturelle nationale et la contribution à l’éducation culturelle et artistique. Au niveau évènementiel, les thématiques se maintiendront sur la création contemporaine, des initiatives visant à attirer et toucher des publics spécifiques, ainsi que des expositions plus en lien avec la littérature.

[fin du point Contrat de Performance]

Concernant l’état des comptes financiers, si l’on retrouve une amélioration de l’équilibre financier, ainsi que de la gestion, les syndicats déplorent une baisse préoccupante des postes de fonctionnement, notamment en matière d’entretien des sites, de gardiennage et d’infogérance.

Concernant les décisions modificatives du budget, on peut souligner les 705 000€ de dépenses entraînées par les travaux de réaménagement du HdJ et du Hall Est (intégrées dans les 1.118M de travaux totaux).

Des mesures nouvelles aussi se traduisant en dépense se retrouvent dans les 305 000€ de sécurisation concernant les fuites d’eau.

La question des sanitaires a aussi été prise en compte, en réponse aux inquiétudes des usagers, avec une dépense prévue de 700 000€ partagée entre amélioration du confort et prévention contre les risques de fuite. La priorité sera donnée aux sanitaires du HdJ en raison des fuites et des écoulements constatés notamment dans la salle J. Cela se traduira par la pose de nouveaux sèche mains, d’une nouvelle robinetterie d’une part, et d’efforts d’étanchéification d’autre part. Les travaux dans les sanitaires du RdJ interviendront par la suite. Au vu de la lourdeur des opérations, cela s’échelonnera sur plusieurs années.

Autre dépenses notables avancées, 248 000€ sur la remise en marche du travelator Ouest, 200 000€ sur l’isolation sonore des 4 tours ayant posé problème en T1 et 100 000€ sur la rénovation des réseaux de tuyauterie. Des dépenses qui ont été avancées anticipées dans  le temps, certaines n’étant prévues qu’en 2016.

La partie des Questions Diverses du Conseil d’Administration a été l’occasion pour les Représentants des Lecteurs de faire remonter les attentes dont les usagers ont pu les notifier par le passé, en complément des mentions du problème des  les sanitaires énoncé au cours des points précédents.

Concernant l’escalier d’accès à l’entrée Est :

La proposition d’y ajouter une rampe centrale afin de sécuriser celui-ci reste en suspens, néanmoins il est énoncé l’idée de rendre opaques les marches, en bouchant les trous qui permettent de voir à travers.

Le fonctionnement des ascenseurs de la nouvelle entrée Est n’étant pas satisfaisants, une demande de remise en l’état a été faite au fabricant (Thyssen). Les problèmes s’étant multipliés depuis leur mise en fonction, il n’est pas impossible que la BnF s’achemine vers un contentieux avec Thyssen sur ce point, qui pose de très gros problèmes.

 

Concernant la connectivité à internet sur le site de la BnF :

L’établissement rappelle que les connexions filaires coûtent très cher à installer, notamment du fait de la nécessité d’aménagement complet dans les salles de tranchées de passage des fils et le coût que cela implique.

Par contre la question du Wifi fait son grand retour. Celui-ci est déjà disponible au Labo, et une étude du positionnement de futures bornes wifi au sein de l’établissement est déjà en cours. Cela permettra aux utilisateurs d’appareils non compatibles avec les prises filaires de se connecter, conformément aux nouveaux usages numériques. Mais ces éléments doivent encore être discutés en Comité d’hygiène et sécurité, du fait des inquiétudes soulevées par les personnels.

 

Concernant l’amplitude horaire :

Comme le Wifi et la question de la saturation des salles, cette question est une constante de la part des usagers de la BnF à laquelle il n’est pas aisée de répondre, notamment du fait du contexte budgétaire et des difficultés que cela comporte en termes de conditions de travail et de gestion du personnel. Néanmoins la question est ressortie récemment dans le débat public et a été évoquée par la Ministre de la Culture. Une étude collective régionale collective sur les horaires et les complémentarités est cependant en cours en collaboration avec d’autres établissements, même si il n’est pas envisageable que la BnF étende ses horaires du soirs en semaine jusqu’à 22h comme le font d’autres institutions.

Published by Do you BnF ? - dans CA BnF
commenter cet article
30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 09:17

 

 

Samedi 1er février 2014

 

12h00

 

Salle 70

(accès par le haut-de-jardin depuis le hall Est)

 

Première assemblée générale de l’association 

ALUBnF

(Association des lecteurs et usagers de la BnF)

 

 

Lors de cette assemblée générale, aura lieu l'élection d'un nouveau conseil d'administration, élargi par rapport au conseil d'administration fondateur. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.

 

Pour des raisons pratiques de préparation du vote, nous prions les personnes souhaitant se porter candidates au conseil d'administration de l'ALUBnF de nous contacter par courriel avant la tenue de l'assemblée générale (alubnf@gmail.com).

 

Seuls les membres à jour de cotisation pourront voter lors de l'assemblée générale, mais il sera possible d'adhérer à l'association sur place le jour même (5 € pour l’année). Tous les détails pour adhérer et pouvoir voter, y compris par procuration, sur la page d'ALUBnF (ou sur demande par mail) : 

https://www.facebook.com/alubnf

 alubnf@gmail.com

 

 

L'ALUBnF est votre association.

 

Elle ne peut défendre les intérêts des lecteurs et usagers que si ces derniers se mobilisent.

 

 

Venez nombreux !

Published by Do you BnF ? - dans ALUBnF
commenter cet article
12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 14:39

 

Aujourd'hui à la BnF...

 

 

 

Point 1 - Les toilettes pas nettes d'ONET

Comme la plupart d'entre vous l'a remarqué, les toilettes de la BnF sont dans un état de plus en plus lamentable. Enfin, du moins quand elles sont ouvertes puisque, de plus en plus régulièrement, certaines d'entre elles se retrouvent indisponibles pour des périodes plus ou moins longues... Même Marianne y est allée de son entrefilet

 

Marianne_toilettesBnF-copie-1.jpg

 

J'ai signalé plusieurs fois le problème à la direction, qui m'avait indiqué que des mesures allaient être prises, mais la situation s'est encore dégradée depuis, avec une accélération récente qui devient vraiment préoccupante. La seule mesure "visible" entreprise jusqu'ici a été de tenter de "responsabiliser" les lecteurs qui "visiblement [...] ne savent pas lire", par des affichettes au goût douteux (qui ont d'ailleurs été retirées depuis que je les ai signalées, au profit d'une signalisation plus neutre) : 

 

BnF_AffichetteToilettes.jpg

 

On conviendra que les lecteurs (qui savent bien lire, mais aussi rire à condition que la blague soit à la hauteur) ont pu se sentir dans leur majorité un peu outrés qu'on essaye de faire reposer sur leur dos collectif les dysfonctionnements des toilettes, et les abus commis par quelques indélicats. Certes, il y en a, nous en avons la preuve chaque jour malheureusement (et malodeureusement). Mais les toilettes de sieur Perrault souffrent surtout de gros problèmes structurels, qui tiennent notamment aux chasses d'eau soi-disant automatiques, qui fonctionnent 1 fois sur 4 (pour celles qui fonctionnent) et qui doivent être changées au plus vite, comme on a changé les urinoirs récemment dans les toilettes hommes.

Un récent tract de SUD BnF apporte de l'eau au moulin, si j'ose dire, en mettant en avant les problèmes suscités par la reprise du marché "nettoyage" de la BnF en janvier 2013 par la société ONET. Comme l'explique le texte ci-dessous, ONET aurait procédé à des baisses d'effectifs drastiques et à una "réorganisation" des plannings, qui ont eu pour effet la surcharge de travail pour les salariés restants, et la baisse de qualité des prestations proposées. Cette évolution inquiétante à tous points de vue est favorisée par la baisse générale du budget nettoyage de la BnF, qui n'arrange pas les choses.

 

TractnettoyageNov2013BNF--.jpg

Comme dit l'affichette d'ONET plus haut : "Propreté des toilettes : tous responsables !". J'ai donc demandé de nouveau à la direction de prendre ses responsabilités sur cette question pressante, c'est le cas de le dire, et de proposer au plus vite des solutions.

Dossier à suivre...En attendant, continuez à faire remonter les dysfonctionnements que vous constatez tous les jours à votre Monsieur Pipi BnF, votre serviteur.

 

 

Point 2 - L'escalier tout en laideur raideur de la nouvelle entrée Est


La nouvelle entrée Est est entrée en fonction depuis le 29 novembre. Je ne reviendrai pas ici sur les débats qui ont accompagné sa construction, et notamment sur la question de savoir s'il est légitime de concéder à la société MK2 un espace foncier appartenant à la BnF (qui aurait pu servir à régler les problèmes récurrents d'espace pour le stockage des collections, par exemple. Voir à ce sujet le compte-rendu de mon premier CA du 28 novembre dernier et l'article dans Le Monde  en date du 10 décembre). Je veux simplement revenir rapidement sur le nouvel escalier d'entrée, qui suscite remarques et inquiétudes de la part des lecteurs.

 

Ceux qui l'ont emprunté l'auront remarqué (et quoi qu'on pense par ailleurs de l'esthétique de la nouvelle entrée) : l'escalier est raide, étroit et son design tout en acier ajouré n'est pas très talon-compatible, comme me l'ont signalé de nombreuses lectrices. Avec le froid et la gelée blanche qui se dépose ces jours-ci sur le parvis et l'escalier, les choses ne sont pas prêtes de s'arranger. Si deux ascenseurs permettent certes de descendre sans risques (mais sont-ils assez nombreux, ces ascenseurs, pour avaler le flot des lecteurs de l'Est ?), ne serait-il pas judicieux d'installer néanmoins sur l'escalier une nouvelle rampe centrale qui permettrait de multiplier par deux les endroits où se tenir pour procéder sans (trop de) risques à la descente ou à l'ascension dudit escalier ? C'est ce que j'ai demandé pour l'instant à la Direction, en espérant une réaction rapide qui évitera tout accident sur cet escalier périlleux, qui pourrait avoir des conséquences très graves.

 

Si vous avez d'autres idées pour améliorer les choses, là encore n'hésitez pas à m'en faire part via un email ou en commentaire, et je ferai remonter les suggestions (réalistes : moi aussi j'aimerais pouvoir me téléporter de ma cuisine à ma place W.97 en un clin d'oeil tous les matins, mais bon...).

 

Doyou

 

 

 

Recherche

Description

La vie à la Bibliothèque nationale de France (BnF) vue par des résidents permanents du Rez-de-Jardin

Rien à voir, ou presque