Jeudi 30 janvier 4 30 /01 /Jan 09:17

 

 

Samedi 1er février 2014

 

12h00

 

Salle 70

(accès par le haut-de-jardin depuis le hall Est)

 

Première assemblée générale de l’association 

ALUBnF

(Association des lecteurs et usagers de la BnF)

 

 

Lors de cette assemblée générale, aura lieu l'élection d'un nouveau conseil d'administration, élargi par rapport au conseil d'administration fondateur. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.

 

Pour des raisons pratiques de préparation du vote, nous prions les personnes souhaitant se porter candidates au conseil d'administration de l'ALUBnF de nous contacter par courriel avant la tenue de l'assemblée générale (alubnf@gmail.com).

 

Seuls les membres à jour de cotisation pourront voter lors de l'assemblée générale, mais il sera possible d'adhérer à l'association sur place le jour même (5 € pour l’année). Tous les détails pour adhérer et pouvoir voter, y compris par procuration, sur la page d'ALUBnF (ou sur demande par mail) : 

https://www.facebook.com/alubnf

 alubnf@gmail.com

 

 

L'ALUBnF est votre association.

 

Elle ne peut défendre les intérêts des lecteurs et usagers que si ces derniers se mobilisent.

 

 

Venez nombreux !

Par Do you BnF ?
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Jeudi 12 décembre 4 12 /12 /Déc 14:39

 

Aujourd'hui à la BnF...

 

 

 

Point 1 - Les toilettes pas nettes d'ONET

Comme la plupart d'entre vous l'a remarqué, les toilettes de la BnF sont dans un état de plus en plus lamentable. Enfin, du moins quand elles sont ouvertes puisque, de plus en plus régulièrement, certaines d'entre elles se retrouvent indisponibles pour des périodes plus ou moins longues... Même Marianne y est allée de son entrefilet

 

Marianne_toilettesBnF-copie-1.jpg

 

J'ai signalé plusieurs fois le problème à la direction, qui m'avait indiqué que des mesures allaient être prises, mais la situation s'est encore dégradée depuis, avec une accélération récente qui devient vraiment préoccupante. La seule mesure "visible" entreprise jusqu'ici a été de tenter de "responsabiliser" les lecteurs qui "visiblement [...] ne savent pas lire", par des affichettes au goût douteux (qui ont d'ailleurs été retirées depuis que je les ai signalées, au profit d'une signalisation plus neutre) : 

 

BnF_AffichetteToilettes.jpg

 

On conviendra que les lecteurs (qui savent bien lire, mais aussi rire à condition que la blague soit à la hauteur) ont pu se sentir dans leur majorité un peu outrés qu'on essaye de faire reposer sur leur dos collectif les dysfonctionnements des toilettes, et les abus commis par quelques indélicats. Certes, il y en a, nous en avons la preuve chaque jour malheureusement (et malodeureusement). Mais les toilettes de sieur Perrault souffrent surtout de gros problèmes structurels, qui tiennent notamment aux chasses d'eau soi-disant automatiques, qui fonctionnent 1 fois sur 4 (pour celles qui fonctionnent) et qui doivent être changées au plus vite, comme on a changé les urinoirs récemment dans les toilettes hommes.

Un récent tract de SUD BnF apporte de l'eau au moulin, si j'ose dire, en mettant en avant les problèmes suscités par la reprise du marché "nettoyage" de la BnF en janvier 2013 par la société ONET. Comme l'explique le texte ci-dessous, ONET aurait procédé à des baisses d'effectifs drastiques et à una "réorganisation" des plannings, qui ont eu pour effet la surcharge de travail pour les salariés restants, et la baisse de qualité des prestations proposées. Cette évolution inquiétante à tous points de vue est favorisée par la baisse générale du budget nettoyage de la BnF, qui n'arrange pas les choses.

 

TractnettoyageNov2013BNF--.jpg

Comme dit l'affichette d'ONET plus haut : "Propreté des toilettes : tous responsables !". J'ai donc demandé de nouveau à la direction de prendre ses responsabilités sur cette question pressante, c'est le cas de le dire, et de proposer au plus vite des solutions.

Dossier à suivre...En attendant, continuez à faire remonter les dysfonctionnements que vous constatez tous les jours à votre Monsieur Pipi BnF, votre serviteur.

 

 

Point 2 - L'escalier tout en laideur raideur de la nouvelle entrée Est


La nouvelle entrée Est est entrée en fonction depuis le 29 novembre. Je ne reviendrai pas ici sur les débats qui ont accompagné sa construction, et notamment sur la question de savoir s'il est légitime de concéder à la société MK2 un espace foncier appartenant à la BnF (qui aurait pu servir à régler les problèmes récurrents d'espace pour le stockage des collections, par exemple. Voir à ce sujet le compte-rendu de mon premier CA du 28 novembre dernier et l'article dans Le Monde  en date du 10 décembre). Je veux simplement revenir rapidement sur le nouvel escalier d'entrée, qui suscite remarques et inquiétudes de la part des lecteurs.

 

Ceux qui l'ont emprunté l'auront remarqué (et quoi qu'on pense par ailleurs de l'esthétique de la nouvelle entrée) : l'escalier est raide, étroit et son design tout en acier ajouré n'est pas très talon-compatible, comme me l'ont signalé de nombreuses lectrices. Avec le froid et la gelée blanche qui se dépose ces jours-ci sur le parvis et l'escalier, les choses ne sont pas prêtes de s'arranger. Si deux ascenseurs permettent certes de descendre sans risques (mais sont-ils assez nombreux, ces ascenseurs, pour avaler le flot des lecteurs de l'Est ?), ne serait-il pas judicieux d'installer néanmoins sur l'escalier une nouvelle rampe centrale qui permettrait de multiplier par deux les endroits où se tenir pour procéder sans (trop de) risques à la descente ou à l'ascension dudit escalier ? C'est ce que j'ai demandé pour l'instant à la Direction, en espérant une réaction rapide qui évitera tout accident sur cet escalier périlleux, qui pourrait avoir des conséquences très graves.

 

Si vous avez d'autres idées pour améliorer les choses, là encore n'hésitez pas à m'en faire part via un email ou en commentaire, et je ferai remonter les suggestions (réalistes : moi aussi j'aimerais pouvoir me téléporter de ma cuisine à ma place W.97 en un clin d'oeil tous les matins, mais bon...).

 

Doyou

 

 

 

Par Do you BnF ? - Publié dans : Représentant des lecteurs BnF
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Vendredi 29 novembre 5 29 /11 /Nov 16:24

 

(Ce billet est un compte-rendu de mon premier CA, qui s’est déroulé hier. N’hésitez pas à le commenter et à le discuter en commentaires, et surtout à y demander des précisions sur des points que j’ai pu traiter un peu vite, dans mon souci de préserver la lisibilité de ce post déjà bien long. Je répondrai bien volontiers à toutes les questions éventuelles)

 

 

Hier, à la BnF…

 

J’ai assisté à mon premier Conseil d’administration en tant que réprésentant des lecteurs. L’expérience fut intéressante à de nombreux égards, et me donne l’occasion de faire aujourd’hui un premier compte-rendu de mandat, trois mois après mon « entrée en fonctions ».

 

Le CA

 

Le Conseil d’administration (CA) de la BnF est chargé de délibérer et d’adopter formellement les décisions d’orientation et de politique générale, le budget et ses modifications, le rapport d’activité ou encore des décisions de gestion, comme par exemple la passation de marchés publics (supérieurs à 10 millions d’euros). Composé officiellement de 20 membres dont le président de la BnF, quatre représentants des personnels et deux représentants des lecteurs (un pour la bibliothèque de recherche, un pour la bibliothèque d’étude / Haut-de-Jardin), il réunit également les représentants des ministères de tutelle (Culture, Enseignement supérieur et recherche, Economie et finances) et associe en fonction des sujets abordés différents « invités », membres de la direction qui viennent exposer les motifs de certains choix que le CA est appelé à faire. Nous étions aujourd’hui 28 autour de la table, pour 12 points à l’ordre du jour, pour lesquels la discussion a duré au total 4 heures.

 

En tant que « novice » du CA, j’étais surtout là pour recueillir des informations et endosser mon « rôle » de représentant des lecteurs, en essayant de ne pas trop le subir quand même. A ce titre, l’expérience a été intéressante et m’a permis de mieux comprendre certains débats, certains enjeux, et certaines lignes de tension. J’ai tenté de faire entendre les remarques et suggestions que vous aviez pu me faire, qui ont été écoutées, même si pas toujours entendues. Ma première intervention a d’ailleurs visé à porter à l’attention des membres du CA le fait que les lecteurs souhaiteraient être plus consultés de manière générale, à la fois sur les questions qui touchent aux conditions de travail en BnF, mais aussi plus largement sur les politiques menées par elle (numérisation, débats sur le droit d’auteur…). J’entends bien continuer à relayer vos problèmes et vos souhaits pour tenter d’y apporter des solutions concrètes, alors continuez à m’en faire part, chacun de vos retours est très précieux et utile (en commentaires, ou bien à l'adresse : froabastos@gmail.com). Et comme on dit chez moi, petit à petit, l’oiseau-lecteur fait son nid (dans le jardin d’Eden). Enfin, c’est pas gagné quand même, mais on va essayer. 

Retour donc sur un ordre du jour assez chargé, que je vous résume ici en insistant sur les points essentiels. Vous trouverez en fin de billet les éléments principaux qu’il faut à mon avis retenir de ce CA.

 

Les principaux points abordés et le résultat des votes

 

Budget

 

Une grande partie des discussions a porté d’abord sur les questions budgétaires, à la fois une décision de modification du budget 2013, et le projet de budget « primitif » 2014. La bonne nouvelle, dont tout le monde s’est réjoui, est le « dégel » d’une partie de la subvention du ministère de la Culture qui avait été gelée en 2013 (3,476 millions d’euros), ce qui de l’avis de tous les participants apporte une « bouffée d’oxygène » au budget toujours très contraint de la BnF, même si ces crédits ne représentent qu’une infime partie du budget global (autour de 228 millions d’euros en 2013 er 2014).

 

La mauvaise nouvelle, c’est que les contraintes budgétaires persisteront en 2014, et vraisemblablement pour 2015, avec surtout une baisse globale de la subvention du ministère de la Culture de 2,3 millions d’euros par rapport au budget 2013 (et même 2,98 millions d’euros au total si l’on intègre des gels supplémentaires). Par ailleurs, les réductions de postes continuent, même si elles ont été finalement réduites par rapport aux prévisions : 29 postes sont supprimés en un an, au lieu des 59 initialement prévus. Mais 40 suppressions supplémentaires sont d’ores et déjà planifiées pour 2015 !

 

En définitive, le budget en l’état permet notamment le maintien du montant des acquisitions (10 millions), mais entraîne des inquiétudes, relevées par les représentants du personnel, notamment du fait du report de certains travaux reportés qui apparaissent nécessaires, comme les travaux visant à augmenter l’espace disponible pour accueillir les collections : discutés depuis 2008, ces travaux sont de nouveaux remis à plus tard, alors que selon les syndicats les collections du département Littérature et Arts ne pourront plus être augmentées dès 2017 si l’on ne procède pas à ces travaux urgents, et celles du département Philosophie, histoire, Sciences de l’homme (PHS) à partir de 2019.

 

Je me suis associé de manière générale aux réactions ambivalentes des uns et des autres, en me réjouissant d’une part de l’effort budgétaire consenti avec le « dégel » partiel, mais en appuyant les inquiétudes exprimées par les représentants des personnels. Par ailleurs, j’ai demandé des précisions sur deux points très concrets qui concernent particulièrement les lecteurs :

- le renouvellement inscrit au budget d’une partie des chaises des salles de lecture : celui-ci aura en effet lieu entre 2014 et 2016, et devrait permettre de remplacer les chaises abîmées à ce jour par de nouvelles chaises, du même modèle ou quasiment, censées être plus solides (pour 167 000 euros en 2014).

- le budget « nettoyage », qui est en hausse pour répondre à une hausse des prix du prestataire. J’en ai profité pour insister sur les problèmes récurrents de toilettes qui se posent en Rez-de-Jardin, et signaler à la direction l’effet néfaste qu’avaient eu les affichettes posées dans les toilettes et qui ironisaient sur le fait que certains lecteurs ne savaient peut-être pas lire. La direction n’était apparemment pas au courant de ces affiches, aujourd’hui retirées. Elle a par ailleurs lancé avec son prestataire une révision des rythmes et méthodes afin d’essayer d’arranger les choses, notamment pour les toilettes, même si la diminution du nombre d’employés sur le site par le prestataire fait craindre des difficultés persistantes. Dossier à suivre donc.

 

 

Questions diverses adoptées

 

Mises à part les discussions importantes sur le budget, plusieurs délibérations ont été adoptées unanimement ou quasi unanimement, sans faire l’objet de grands débats, que ce soit sur des décisions de gestion (autorisant le président de la BnF à passer des contrats sans notification au CA jusqu’à 5 millions d’euros, et sans vote en CA jusqu’à 10 millions d’euros ; la nomination d’un commissaire aux comptes ; l’extension du bénéfice des prestations d’action sociale aux agents contractuels à temps incomplet ayant 6 mois d’ancienneté, la création d’un fonds de dotation permettant d’accepter un don de 700 000 euros d’un mécène américain, destiné à financer 2 à 3 bourses de recherche annuelles, le fonds « Pigott ») ou sur des questions comme l’adoption par la BnF de la licence ouverte d’Etat pour les « métadonnées » générées par le travail de catalogage bibliographique (qui permet de les mettre à disposition de tous désormais gratuitement) ou encore l’adhésion de la BnF au consortium « Couperin.org » qui rassemble 200 établissements de recherche et bibliothèques dans une centrale d’achat de ressources numériques auprès des éditeurs scientifiques comme Elsevier, Wiley ou Springer, afin de constituer une force de négociation collective face à ces éditeurs. N’hésitez pas à me demander plus de précisions sur tous ces points s’ils vous intéressent en commentaires, et j’y répondrai plus précisément (j’ai voté positivement sur toutes questions, comme sur l’adoption du budget).

 

 

Trois sujets plus débattus

 

Mis à part ces différentes questions, trois sujets ont été beaucoup plus discutés et doivent faire l’objet d’un suivi particulier à l’avenir.

 

Le « contrat de performance » de la BnF

 

Tout d’abord, un point d’information était prévu sur le nouveau « contrat de performance » qui doit lier pour la période 2014-2016 la BnF à ses ministères de tutelle, et surtout au ministère de la Culture. Ce « contrat » est en phase d’élaboration et ne faisait pas l’objet d’un vote, puisque nous ne disposons à ce jour que du diagnostic établi par les corps d’inspection sur le précédent contrat (2009-2013, globalement positif), et des pistes pour le nouveau contrat, qui doit être voté d’ici le printemps 2014. Celles-ci sont à ce jour assez vagues et générales (en gros, il s’agit de poursuivre l’amélioration des objectifs liés aux missions fondamentales de la BnF comme la conservation, le maintien voire l’amélioration des services aux publics, ou encore l’ « optimisation » des ressources en lien avec ces objectifs et en tenant compte des contraintes budgétaires). Le fond de ces objectifs doit être discuté en Comité technique (instance réunissant la direction et les représentants des personnels à laquelle les représentants des lecteurs n’ont pas accès) et fera l’objet d’un vote au printemps. Je vous tiendrai au courant et tâcherai d’en savoir plus d’ici là.

 

Un élément d’importance néanmoins est déjà acté : la volonté de la direction de « sanctuariser » les horaires d’ouverture à la fois du Haut-de-Jardin et de la bibliothèque de recherche, suite à l’échec constaté par tous du test de la réduction des horaires en Haut-de-Jardin cet été. C’est un précédent important dans la mesure où il démontre que les éventuelles mesures d’expérimentation peuvent ne pas déboucher forcément sur une pérennisation.

 

Par ailleurs, comme vous avez pu le constater aujourd’hui, l’entrée Est est désormais terminée et ouverte, on attend plus de précisions sur la mise en place des vestiaires automatiques à l’Ouest. N’hésitez pas à nous faire part, à moi ou à l’association des lecteurs (ALUBnF), de vos remarques éventuelles à ce sujet.

 

La réforme du tarif des expositions

 

Pour la direction, il s’agit ici de procéder à un « rattrapage » de l’inflation, puisque les tarifs n’avaient pas augementé depuis plusieurs années, mais aussi de s’aligner sur les fourchettes tarifaires des autres institutions culturelles parisiennes.

Du coup, la réforme fera passer le tarif des expositions de 7 à 9 euros en tarif plein, et de 5 à 7 euros en tarif réduit, tout en introduisant une possibilité d’achats groupés massifs dégressifs (à partir de 20 billets), destinée aux comités d’entreprise.

 

La mesure a suscité de longs et houleux débats sur la question de savoir si la BnF devait chercher à « s’aligner » sur les tarifs d’institutions à vocation plus spécifiquement muséale ou non, et s’il était légitime de demander 9 euros en tarif plein pour le type d’exposition présenté à la BnF. De manière plus générale, les discussions entre la direction et les syndicats ont porté sur l’opportunité d’augmenter la part des coûts supportés par le public, et sur celle de faire un geste commercial à l’égard des comités d’entreprise.

De mon côté, dans la mesure surtout où l’ensemble des exonérations garanties pour l’instant à certains publics est intégralement maintenu (chômeurs et bénéficiaires du RSA, jeunes de moins de 18 ans, groupes scolaires, mais aussi détenteurs d’une carte annuelle de la BnF… ), je me suis prononcé pour cette augmentation.

 

Restauration : renouvellement de l'autorisation d’occupation et d'exploitation

 

Le dernier point à l’ordre du jour nous concerne tout particulièrement, puisqu’il s’agit du renouvellement de la concession accordée à un prestataire pour la restauration sur les sites de la BnF, puis précisément sur le site de Tolbiac. Il s’agit de renouveler cette concession pour 11 ans ( ! ), après appel d’offres qui n’a attiré qu’un seul candidat ( ! ), une filiale de l’actuel prestataire Elior (re- !).

 

J’ai exprimé mon désaccord et tenu à expliquer mon vote négatif sur ce point, en regrettant que ce renouvellement de marché public qui concerne au premier chef les lecteurs n’ait fait l’objet d’aucune consultation ni d’aucune procédure d’information, alors que nos retours d’expérience auraient sans doute permis de préciser le cahier des charges et, peut-être, d’apporter quelques améliorations à la situation actuelle. Par ailleurs, j’ai proposé qu’il soit demandé au prestataire, par exemple, de mettre à disposition des lecteurs un ou deux micro-ondes sous sa responsabilité.

 

Cela a été refusé, tout comme l’éventualité d’associer d’une manière ou d’une autre les lecteurs au processus de passation de marché, au moins sur ces questions. La direction argue de la difficulté à trouver des entreprises prêtes à s’engager sur ce type de marchés, ce qui est un fait, et a souligné que le « nouveau » prestataire était tenu au minimum de maintenir la gamme proposée pour l’instant (en termes de prix et de qualité), tout en la diversifiant, puisqu’un nouveau restaurant sera ouvert par la société qui a remporté le contrat, dans l’entrée Ouest, à la place des anciennes caisses, et qu’un café « mobile » devrait être installé en complément du Café des Temps en Rez-de-Jardin, dans le Club des Lois. Par ailleurs, on m’a signalé qu’un CROUS devait prochainement ouvrir sur les quais, face à la BnF, ce qui pourrait en effet constituer une solution alternative pour les lecteurs les plus précaires, qui devront néanmoins pour cela sortir du bâtiment, avec les difficultés que cela peut supposer.

 

J’ai donc voté contre ce point, et je vais continuer à discuter avec la direction, mais aussi plus directement avec la société Elior, afin de voir quelles sont les solutions que l’on pourrait envisager pour satisfaire les nombreuses réclamations des lecteurs à ce sujet.

 

 

Conclusions

 

En définitive, plusieurs dossiers généraux en cours sont à suivre de près, du fait des conséquences qu’ils pourraient avoir sur les services au lecteur :

- les contraintes budgétaires et la diminution constante des personnels est un problème majeur et récurrent ;

- la question de la place disponible pour accueillir les collections se pose de manière urgente, et doit être mise en rapport avec les aménagements récents qui ont conduit par exemple à céder une partie de la réserve foncière au MK2 pour ses nouvelles installations à l’Est ;

- la politique de numérisation de la BnF, dans le cadre des nouveaux objectifs qui pourraient être définis pour le futur « contrat de performance », doit faire l’objet d’une attention particulière, notamment pour éviter que le « tout numérique » ne l’emporte et empêche par exemple à terme la consultation d’ouvrages ou de pièces dont le « rendu numérique » ne seraient pas optimal ;

 

En ce qui concerne les conditions matérielles de travail des lecteurs, je continuerai à tenter de faire avancer plusieurs dossiers d’ici le prochain CA, notamment la question de la diversification, de l’amélioration et de l’accessibilité de la restauration en BnF et celle de la propreté et notamment du bon fonctionnement des toilettes.  

Même si l’appartenance au CA est la principale attribution officielle du représentant des lecteurs, sachez par ailleurs que je suis en contact régulier avec le directeur général adjoint, Denis Bruckmann, avec qui je discute en permanence de tous les (petits et gros) problèmes que vous pourriez rencontrer à la BnF. C’est avec lui, depuis septembre, que j’ai échangé au sujet des micro-ondes, par exemple, mais aussi au sujet de la demande de mise en place d’un tri sélectif en Rez-de-Jardin émise par l’une d’entre vous (refusée pour l’instant pour des raisons budgétaires), sur les problèmes d’identifiants de certains d’entre vous, ou encore sur les sempiternels problèmes de glissade sur l’esplanade et de pare-soleil dans les salles L à N. Il n’est pas facile de mettre en place rapidement des solutions à chacun de ces problèmes (notamment les deux derniers, qui impliquent un coût ou des procédures longues…), mais j’ai bon espoir que si nous continuons à nous mobiliser collectivement, on puisse y arriver à terme.

C’est pourquoi nous avons besoin, ALUBnF et moi, que vous continuiiez comme beaucoup d’entre vous l’ont déjà fait, à faire remonter toutes les remarques, suggestions, problèmes que vous pouvez rencontrer en BnF, car c’est la seule manière pour nous de continuer à agir auprès de la direction, afin de parvenir dans les meilleurs délais à des solutions concrètes pour le maximum de ces questions. L’engagement des lecteurs pour l’amélioration des conditions de travail et de vie en BnF ne se joue pas qu’au moment des CA, qui ont lieu au mieux 3 ou 4 fois par an, mais en permanence et par l’action de tous. A vos claviers !

 

Moyens de contact :

Mon adresse pour tout problème ou suggestions : froabastos@gmail.com

Twitter : @DoyouBnF

Facebook : https://www.facebook.com/doyou.bnf

 

ALUBnF :

Email : alubnf@gmail.com

Twitter : @ALUBnF

Facebook d’ALUBnF : https://www.facebook.com/alubnf

 

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Lundi 16 septembre 1 16 /09 /Sep 12:20

 

Aujourd’hui, à la BnF...

 

C’est la rentrée ! Après deux semaines de fermeture annuelle, nous allons enfin pouvoir retrouver notre Rez-de-jardin sempiternel, et constater de visu ce que sont nos lapins revenus devenus (cf. photo ALUBnF).

 

Mais outre ce suspense insoutenable (le jardin central a-t-il pu, enfin, être colonisé par les cousins de Jojo ?), cette rentrée s’annonce plus sérieusement mouvementée, du fait de l’instauration du nouveau système de réservation de places, évidemment. Les prudents qui ont pris soin de réserver une place en avance ont déjà pu le constater : le système de réservations annoncé par la direction avant les vacances est en place. On ne choisit plus, dorénavant, de numéro de place précise : un numéro de place « virtuel » vous est désormais attribué à la réservation, dans la salle demandée, numéro qui sera transformé en banque de salle en « place réelle ». Je vous renvoie vers les explications de la direction et celles de l’association ALUBnF pour en savoir plus.

 

Cette réforme répond à un vrai besoin : la nécessité de réduire le nombre de place réservées qui sont laissées inoccupées toute une journée. Mais il faut espérer que le nouveau système apportera une solution qui ne soit pas pire que le mal. Trois grandes interrogations subsistent en effet pour l'instant.

 

La première est celle du principe de sur-réservation qui a été instauré. Pour tenter de remplir au maximum les salles, tout en évitant les réservations non honorées, il y aura pour l’instant 120% de places réservables par rapport au nombre de places réelles. Se fondant sur les statistiques d’occupation des salles, la direction espère que ce surplus de places « virtuelles » permettra d’éviter les longues files d’attente qu’on constate parfois à l’entrée, alors même que de nombreuses places restent vides à l’intérieur. Je veux croire, à ce stade, que ce système marchera, même s’il faudra sans doute adapter au fur et à mesure le taux de sur-réservation possible. Mais en tant que représentant des lecteurs, je serai attentif aux problèmes qui pourront se poser, et que je vous demande de me signaler le cas échéant, pour que nous puissions contribuer à l’amélioration du système.

 

La deuxième grande interrogation concerne le problème qui risque de se poser pour les lecteurs qui ne peuvent pas venir le matin : si toutes les places sont occupées dès 12h00, par exemple, comment fera le lecteur qui ne peut arriver qu’après ses cours, à 14h ou 15h, ou après son travail, à 18h ? Pourra-t-il obtenir une place dans la salle dont il a besoin ? Il faudra tenir compte du nombre de lecteurs concernés et tenter d’apporter une réponse à leurs inquiétudes, déjà exprimées maintes fois.

 

Enfin, le troisième problème qui se pose est celui de la charge supplémentaire de travail qui incombera à partir de cet après-midi aux agents de salle, alors même que les effectifs du personnel sont en baisse constante. Ce nouveau système sera-t-il adapté à ces nouvelles contraintes, ou sa mise en place représentera-t-elle pour le personnel une nouvelle charge, avec les conséquences prévisibles sur le service qui peut être assuré aux lecteurs ? Là encore, il faudra veiller aux réponses qui peuvent être apportées à cet élément essentiel pour la réussite de la réforme.

 

Afin de nous rendre compte des autres problèmes qui pourraient se poser, et des solutions apportées à ces trois grandes interrogations, ALUBnF et moi-même serons sur place dès cet après-midi, à l’ouverture, mais aussi dans les jours et les semaines qui viennent, pour suivre la mise en place du nouveau système. N’hésitez pas à nous communiquer vos impressions, remarques, critiques, suggestions, pour qu’ensemble nous puissions contribuer à la réussite de cette réforme qui répond à de vrais problèmes, mais qui ne doit pas pour autant se transformer en source de nouveaux disfonctionnements.

 

Je vous tiendrai au courant, tout comme ALUBnF, de l’avancée du dossier. En attendant, n’oubliez pas que l’élection du représentant du Haut-de-jardin est en cours : si vous êtes lecteur du Haut-de-Jardin, vous avez jusqu’au 16 octobre pour déposer votre candidature (http://www.bnf.fr/fr/la_bnf/anx_actu_bib/a.elections_representants_hdj_2013.html). Si vous n’êtes pas lecteur du Haut-de-Jardin mais que vous en connaissez, n’hésitez pas à les inciter à se présenter. Nous avons besoin de représentants actifs et motivés, qui permettront de mieux faire entendre la voix de tous les lecteurs et usagers de la BnF ! L'élection aura lieu du 30 octobre au 30 novembre.

 

Do you BnF

 

Par Do you BnF ? - Publié dans : Représentant des lecteurs BnF
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Lundi 8 juillet 1 08 /07 /Juil 18:14

 

Aujourd'hui à la BnF...

 

Petite victoire pour les lecteurs : report de la réforme des modalités de réservation sine die

La direction vient d'annoncer qu'elle reporte la mise en application de l'expérimentation concernant les modalités de réservation des documents, qui devait commencer aujourd'hui, suite à la mobilisation des lecteurs ayant exprimé leur mécontentement. Bravo à tous ! Ce report (restons mobilisés pour qu'il se transforme en retrait définitif...) prouve qu'il est possible et nécessaire pour les lecteurs d'influer sur les modalités de fonctionnement de la BnF. C'est encourageant, mais il faut aller plus loin si l'on veut éviter que d'autres restrictions de service entrent en vigueur sans consultation des lecteurs. A ce titre, je continue de demander à la direction la mise en place d'une consultation générale dès que possible, afin qu'un maximum de lecteurs puissent être informés et consultés sur les décisions en cours et l'évolution de la BnF.

 

Première réunion d'ALUBnF : mardi 9 juillet à 13h30, salle 70 (près du Petit Auditorium, dans le Hall Est du Haut-de-jardin)

Cette victoire collective est de bonne augure alors que se tient, demain mardi, la réunion fondatrice de l'Association des lecteurs et usages de la BnF (ALUBnF), comme annoncé. Pour peser ensemble sur le futur de la BnF, venez nombreux donner votre avis et participer au lancement de notre association. Rendez-vous demain à 13h30 en Salle 70, sur le site de Tolbiac !

 

Adhérez à ALUBnF !

Et que vous puissiez être là demain ou non, vous pouvez d'ores et déjà adhérer en ligne à l'association, en remplissant le formulaire suivant : formulaire d'adhésion ALUBnF

Rendez-vous aussi sur la page facebook d'ALUBnF pour être tenu au courant de nos activités : http://www.facebook.com/alubnf

 

 

Par Do you BnF ? - Publié dans : Représentant des lecteurs BnF
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Jeudi 4 juillet 4 04 /07 /Juil 17:55

 

Aujourd'hui, à la BnF...

 

Comme moi, vous avez tous reçu aujourd'hui le mail du Directeur des collections, M. Denis Bruckmann, nous informant de la mise en place dès ce lundi, 8 juillet, d'une nouvelle politique de réservation : désormais, "à titre expérimental", il ne sera plus possible de réserver le jour-même que 5 ouvrages "imprimés" depuis le Rez-de-jardin (au lieu de 15 en semaine aujourd'hui, 8 le lundi et 10 le samedi). En échange, la direction entend développer la réservation à distance et à l'avance, en portant à 15 le nombre d'ouvrages imprimés réservables de cette façon, au lieu de 5 aujourd'hui.

 

Limiter le nombre d'ouvrages des magasins consultables "à l'improviste" à 5 seulement me paraît inconcevable, car même si cette possibilité n'est pas utilisée par tous les lecteurs tous les jours, elle constitue une condition nécessaire d'une recherche conséquente et créative : tout chercheur a besoin de savoir qu'il pourra "rebondir" d'une référence à l'autre si besoin, y compris pour aller voir des ouvrages qu'il ne connaissait pas encore la veille. Quinze ouvrages, c'était déjà juste parfois (qui n'a jamais été voir, l'air penaud, un ami ou une connaissance en salle de lecture pour lui demander, s'il te plaît, de bien vouloir commander encore un ou deux livres sur sa carte, parce que la nôtre était déjà "pleine" ?). Avec cinq ouvrages, c'est un véritable "marché noir" de la réservation en Rez-de-Jardin qui menace de s'ouvrir, et c'est plus sérieusement une amputation de notre capacité de travail qui risque d'avoir lieu, et pas seulement "à titre expérimental". 

 

Bref, il est temps de vous mobiliser, avec moi, pour l'empêcher. De mon côté, en tant que représentant nouvellement élu des lecteurs et usagers du Rez-de-Jardin, je viens d'adresser une "lettre ouverte" à Denis Bruckmann pour m'opposer à cette mesure et demander une consultation générale préalable, aussi bien sur cette modification que sur toutes celles en cours de discussion (voir ci-dessous le texte). Pour peser ensemble, envoyez vous aussi un message exprimant votre mécontentement aux adresses suivantes : 

lettreauxlecteurs@bnf.fr

denis.bruckmann@bnf.fr

 

Un simple mot exprimant votre désarroi, mécontentement, ahurissement, incompréhension ou tout autre ébaubissement suffira peut-être à faire pencher la balance.

 

A vos mails !

 

 

Lettre ouverte au Directeur des collections de la BnF, demandant le retrait de la mesure visant à limiter à cinq le nombre d'ouvrages réservables sur place et le jour-même depuis le Rez-de-Jardin

 

Paris, le 4 juillet 2013

 

 

A l’attention de Monsieur le Directeur des collections de la BnF, 

M. Denis Bruckmann,

 

 

Monsieur,

 

 

Les lecteurs du Rez-de-Jardin ont pris connaissance de la « modification relative à la communication des collections » dont vous nous avez informés ce matin dans la « lettre aux lecteurs », selon laquelle « à partir du 8 juillet 2013, à titre expérimental, le nombre d'ouvrages imprimés réservables à l'avance sera augmenté à 15, et le nombre de documents réservables pour le jour même passera à 5 ».

 

Suite à ce message, j’ai reçu de nombreuses réactions négatives de la part de lecteurs qui font écho à celles qui vous ont été envoyées directement et qui m’ont été transférées pour certaines. J’ai pu également discuter aujourd’hui en Rez-de-Jardin avec plusieurs lecteurs ahuris et très mécontents de cette mesure, non seulement parce qu’elle a été prise sans consultation préalable, mais plus fondamentalement parce qu’elle aura des implications néfastes sur le travail des lecteurs de la bibliothèque de recherche.

 

En tant que représentant des lecteurs nouvellement élu, je me dois de porter à votre connaissance le rejet massif dont cette mesure fait déjà l’objet, et fera davantage encore l’objet dès sa mise en place (même « expérimentale ») à partir du 8 juillet prochain. Je m’associe d’ailleurs à titre individuel au mécontentement et à l’incompréhension exprimée par les lecteurs qui ont réagi dès aujourd’hui. Il me semble en effet inconcevable pour un chercheur de se voir limité à cinq réservations d’ouvrage sur place, alors même que le principe de la recherche implique l’imprévu, et qu’il est essentiel pour nous de pouvoir « rebondir » d’une référence à l’autre afin d’espérer trouver ce que l’on ne cherchait pas forcément au départ. C’est là une condition nécessaire de tout travail sérieux d’investigation. Limiter la réservation sur place à cinq ouvrages, c’est amputer la recherche en limitant gravement l’utilité de notre Bibliothèque nationale.

 

Certes, l’utilisation de la réservation à l’avance et à distance est sans doute trop faible et pourrait être développée, mais pas au détriment de la réservation d’ouvrages sur place et le jour même. Vous soulignez de plus vous-même que la réservation à distance peut par ailleurs poser problème, puisqu’elle entraîne des déplacement inutiles d’ouvrages en cas de réservation annulée. Une piste plus acceptable pour les lecteurs serait sans doute celle d’une augmentation du nombre d’ouvrages réservables à distance sans diminution du nombre d’ouvrages réservables le jour même, accompagnée d’une politique d’information incitative sur le modèle des informations que vous nous communiquez dans votre message de ce jour, mais sans que cette incitation passe par des mesures contraignantes de limitation.

 

Je ne suis pas sans savoir que la BnF connaît des problèmes budgétaires qui sont sans nul doute à l’origine de cette « modification relative à la communication des collections contraignent ». Mais j’ai déjà eu l’occasion de souligner ailleurs que les réductions de personnel en cours sont une menace pour le service au lecteur, qui nous inquiète au même titre qu’elle inquiète les personnels qui sont directement touchés par ces mesures. Ces restrictions budgétaires ne peuvent pas justifier, à nos yeux, qu’on dénature notre outil de travail commun et qu’on mette en question le rôle et les missions de la BnF.

 

Dans tous les cas, il me paraît inconcevable que ce genre de mesure soit prise et appliquée sans une large consultation préalable des lecteurs, d’autant plus que j’avais cru percevoir, lors de l’entretien que vous avez eu la gentillesse de m’accorder avec Monsieur Bruno Racine et Madame Jacqueline Sanson, une claire volonté de la part de la direction de la BnF d’associer davantage, dorénavant, les lecteurs à la gestion de « leur » bibliothèque.

 

 

En conséquence, je vous demande de bien vouloir reconsidérer au plus vite cette mesure et de surseoir à son application afin de mettre en place dès que possible une consultation générale des lecteurs sur cette mesure comme sur les prochaines en discussion actuellement. Cette consultation pourrait prendre la forme de tables rondes ouvertes à tous dès la rentrée.

 

En me tenant à votre disposition pour discuter de la mise en place de cette consultation, je vous prie de bien vouloir croire, Monsieur, à l’expression de mon plus profond respect,

 

Francisco Roa Bastos

Représentant élu des lecteurs et usagers de la Bibliothèque de Recherche

 

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Mardi 25 juin 2 25 /06 /Juin 07:50

 

C'est fait ! L'Association des Lecteurs et Usagers de la BnF est née ! Nous en avions discuté pendant la campagne pour l'élection du représentant BnF avec Nathalie Sage Pranchère et Xavier Prévost, afin que les lecteurs mais aussi plus largement les usagers de la BnF puissent disposer d'un espace permanent d'information et d'échange. Grâce aux efforts de Nathalie et de Xavier, les statuts ont été déposés en Préfecture, et nous disposons désormais d'une page facebook (facebook.com/alubnf), d'une adresse mail (alubnf@gmail.com) et même d'un compte twitter (@alubnf) ! Bref, nous sommes prêts ! Alors n'hésitez pas à contacter l'Association pour envoyer vos remarques, demandes, suggestions et autres idées pour une meilleure BnF.

 

Un premier rendez-vous important à noter :

 

 

mardi 9 juillet à 13h30 (site BnF de Tolbiac, Hall ouest)

Première réunion d'ALUBnF

 

 

Je vous mets ci-dessous le texte de présentation. Venez nombreux !

A très bientôt donc.

 

ALUBnF_presentation9juill.jpg

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Jeudi 20 juin 4 20 /06 /Juin 19:33

Aujourd'hui, à la BnF...

 

Voici le tract diffusé par l'Intersyndicale CGT-FSU-SUD pour expliquer les raisons de la grève des personnels de demain, qui s'annonce très suivie.

 

Tous les lecteurs intéressés et disponibles sont par ailleurs les bienvenus demain vendredi 21 juin, à partir de 9h30, dans le hall Ouest du site de Tolbiac, pour s'informer et échanger avec les personnels de la BnF, mais aussi leurs collègues de la BPI (Bibliothèque Publique d'Information du Centre Pompidou) et de la BSI (Bibliothèque des sciences et de l'industrie de la Cité des sciences), deux bibliothèques confrontées aux mêmes problèmes et qui sont en train de créer une plateforme commune avec les agents mobilisés à la BnF.

A demain !

 

Tractgrev21-06-2013.jpg

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Mardi 18 juin 2 18 /06 /Juin 15:13

 

Aujourd'hui à la BnF...

 

Mobilisation des personnels ce vendredi 21 juin

 

Les personnels de la BnF tenaient aujourd'hui une nouvelle Assemblée Générale pour décider de la suite de la mobilisation du samedi 8 juin. Comme ceux d'entre vous qui étaient à la BnF ce jour-là ont pu le constater, la grève du 8 juin a été fortement suivie, avec 72 des agents de salle (sur environ 150 travaillant le samedi) mobilisés, et 1045 signatures de lecteurs solidaires récoltées, sur la pétition des personnels (diffusée dans le billet précédent).

L'AG d'aujourd'hui - pendant laquelle je suis intervenu au nom des lecteurs pour manifester à la fois notre inquiétude face aux réductions de budget et d'effectifs en cours à la BnF (qui auront un impact direct sur le service aux lecteurs) et notre soutien à la démarche constructive des personnels, dont les syndicats ont pris contact avec moi afin de sensibiliser les lecteurs - l'AG, donc, a décidé d'appeler les personnels à la grève ce vendredi 21 juin, en raison de la tenue ce jour-là du prochain Conseil d'administration (le dernier de mon prédécesseur, je ne pourrai donc pas encore assister à ce CA).

Les personnels distribueront un tract jeudi informant des raisons de la grève et invitant les lecteurs à venir échanger et s'informer sur place le vendredi 21 juin. De mon côté, j'invite tous ceux qui peuvent le faire à répondre à cet appel et à venir discuter avec les personnels. Je serai moi-même sur place à partir de 9h pour informer et échanger avec les lecteurs présents.

Le service et l'accès aux salles risquent d'être perturbés, attention donc à vous organiser autrement pour ceux qui ne peuvent perdre une journée de travail (et notamment : courage, doctorants !). Pour les autres, il est important de montrer aux ministères de tutelle que les lecteurs sont conscients de ce qui se joue actuellement, en manifestant notre soutien au mouvement des personnels et en venant nombreux faire masse.

 

Contact avec la direction de la BnF

 

Par ailleurs, j'ai pu rencontrer hier soir la direction de la BnF, Monsieur le président Bruno Racine, Madame la directrice générale Jacqueline Sanson et Monsieur le directeur des collections et directeur général adjoint Denis Bruckmann, qui m'ont reçu longuement (1h45) et très cordialement, manifestant un fort intérêt pour la parole et les retours des lecteurs, par mon intermédiaire ou autrement.

Nous avons passé en revue les éléments de ma profession de foi et ceux que j'avais pu recueillir durant la campagne électorale auprès de vous, ainsi que les évolutions en cours et la manière d'associer plus en amont les lecteurs à tous ces processus. La discussion est donc ouverte et j'espère que nous pourrons avancer rapidement sur de nombreux points, dès le début de mon mandat officiel, en septembre. Je vous tiendrai bien entendu au courant de toute avancée concrète.

 

Création d'une Association des lecteurs et usagers de la BnF (ALUBnF)

 

Enfin, grâce à la mobilisation des autres candidats actifs pendant la campagne, Nathalie Sage Pranchère et Xavier Prévost, je peux d'ores et déjà vous annoncer en avant-première qu'une "Association des lecteurs et usagers de la BnF" (ALUBnF) est en cours de création. Elle tiendra normalement sa première réunion fondatrice le 9 juillet. Je vous donnerai toutes les informations d'ici là, en attendant que l'association dispose de ses propres outils de diffusion et de communication, afin que puissiez être le plus nombreux possibles à cette réunion fondatrice ! 

 

En tant que représentant des lecteurs, je vais dorénavant faire de mon mieux pour continuer à vous tenir informés et servir d'interface entre les lecteurs, les personnels et la direction. Je compte donc sur vous pour continuer à m'envoyer vos remarques, idées, suggestions, revendications, afin de m'aider dans cette tâche. Et je compte surtout sur vous pour vous investir dans l'association à venir qui permettra aux lecteurs de disposer d'un outil collectif utile et important pour l'avenir !

 

A vendredi à la BnF pour ceux qui pourront être là !

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Mardi 11 juin 2 11 /06 /Juin 23:37
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Lundi 3 juin 1 03 /06 /Juin 22:46

Bientôt, à la BnF,

(à partir du 31 août et pour trois ans)

 

Do you BnF sera votre réprésentant officiel, lecteurs du Rez-de-jardin ! Après une campagne intense et fraternelle, grâce à l’investissement combiné de plusieurs candidats avec moi, et surtout de Nathalie Sage Pranchère et de Xavier Prévost (arrivés respectivement 2e et 3e de l’élection), les é-lecteurs se sont déplacés, quatre fois plus nombreux que lors de la dernière élection (ce qui est en soi un succès collectif important), et ils m’ont élu.

 

Emu l’élu, par ce geste de 127 électeurs sur 410 suffrages exprimés, qui traduit à la fois une mobilisation importante en général, et une mobilisation massive des lecteurs de ce blog en particulier : c'est à vous, avant tout, que je dois aujourd’hui cette élection, comme j’ai pu le constater avec plaisir durant la « campagne électorale », pendant laquelle j’ai pu rencontrer nombre d’entre vous que je ne connaissais pas encore. Alors merci, et continuons ! Ensemble, nous partageons un lieu de travail et un lieu de vie, le Rez-de-Jardin, mais aussi ses histoires, drôles et moins drôles, et l’envie de le préserver et de l’améliorer, malgré les temps sombres qui s’annoncent.


Car le travail ne fait que commencer, et il s’annonce ardu. La plupart d’entre vous a déjà entendu parler des coupes budgétaires et des limitations de service en cours d’application, qui risquent d’apporter de grands changements dans les mois qui viennent, et pas dans le sens escompté par ceux qui ont voté pour ma profession de foi. Les personnels de la BnF, et notamment les vacataires, dont la précarité est en passe d’être accentuée encore (ce qui aura un impact direct sur les lecteurs évidemment), sont déjà mobilisés à ce sujet. Il faudra sans doute que nous le soyons nous aussi rapidement si l’on veut tenter de limiter les dégâts.

 

De mon côté, mon premier souci est d’abord d’obtenir le maximum d’information très vite, sans attendre ma nomination officielle le 31 août, afin de tenir informés les lecteurs de ce qui se passe, concrètement et précisément. J’y travaille en ce moment, et je vous communiquerai par le biais de ce blog, mais aussi de ma page facebook et de mon compte twitter toute information utile, en attendant de disposer des instruments officiels de communication de la BnF, avec le début de mon mandat fin aôut. N’hésitez pas, d’ailleurs, à m’envoyer (par message privé à mon adresse : froabastos@gmail.com ou en commentant ce billet), toute information et tout document susceptible de contenir des informations sur les évolutions en cours. Et merci à ceux qui ont déjà commencé à le faire ! 

 

Sachez aussi que nous réfléchissons avec Nathalie et Xavier à la création d’une association de lecteurs du Rez-de-jardin (ou re-création, puisqu’une association de ce type a déjà existé il y a quelques années apparemment) qui servira d’instrument d’information et de mobilisation et fournira un espace commun d’échange et de réflexion sur « notre » Rez-de-Jardin (en incluant, dans cet adjectif possessif collectif, toutes les personnes et personnels qui y travaillent et y passent le plus clair de leur temps). En attendant, n'hésitez pas et continuez à me communiquer par mail ou commentaire vos suggestions, remarques, critiques, demandes et autres questions sur le fonctionnement du Rez-de-Jardin : je centralise et j'ajouterai tout ça à mon petit cahier de recueil de doléances commencé pendant la campagne...


Bref, nous sommes au début d’un long combat, aussi bien pour les micro-ondes que pour l’ouverture du jardin central, tant pour le maintien et l’amélioration des horaires que pour la pérennisation des personnels et des services. Heureusement, nous sommes nombreux. Je compte sur votre aide, et Jojo aussi !

 

Dorénavant, vous l’aurez compris, ce blog va donc changer de vocation principale. De journal humoristique racontant les histoires qui nous arrivent en Rez-de-Jardin, il va devenir un outil de diffusion d’information plus « sérieux », en attendant que l’association soit créée et que nous ayons des outils propres en état de marche. Mais même ainsi, le blog reste de toute façon fidèle à sa description première, qui figure toujours en haut à droite :

 

« La vie à la Bibliothèque nationale de France (BnF) vue par des résidents permanents du Rez-de-Jardin »

 

Evidemment, il n’est pas exclu que je redonne de temps en temps la parole à Do you et Jojo pour quelque intermède plus léger, parce qu’il faut quand même savoir continuer à rire un peu, malgré ces temps tristes (ou plutôt justement parce que les temps sont tristes).

 

En attendant de pouvoir vous en dire plus, très rapidement, sur ce qui nous attend en Rez-de-Jardin, et sur ce que l’on peut faire pour tenter de l’éviter, merci encore à tous de votre mobilisation, et à très vite en BnF !

 

Do you (ou Francisco, je sais plus)

 

NB : les autres outils de communication utiles pour l’instant, outre la newsletter de ce blog :

- mon compte facebook : http://www.facebook.com/doyou.bnf

- mon compte twitter : @doyoubnf 

Par Do you BnF ? - Publié dans : The Ouest Wing
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Jeudi 4 avril 4 04 /04 /Avr 17:59

 

Aujourd'hui, à la BnF,

 

Douze candidats, contre cinq en 2010 ! C’est un véritable déluge de démocratie que s’apprête à vivre le Rez-de-Jardin de la BnF pour l’élection 2013 de son représentant des usagers. Si le nombre d’électeurs était appelé à augmenter dans les mêmes proportions, on pourrait presque friser le nombre inouï de 250 votants fin avril, contre 99 en 2010 (sur 17 428 inscrits quand même). Je commencerai donc ce billet par appeler à une mobilisation massive des é-lecteurs du Rez-de-Jardin, afin que le nombre de candidats ne dépasse pas celui des votants. A vous de jouer pour porter le taux de participation à des niveaux astronomiques (la barre du 1% de participation sera-t-elle enfin franchie ? Le suspense s’annonce insoutenable).

 

Le deuxième épisode de The Ouest Wing est donc bien lancé. Et Do you BnF y jouera sa partie, puisqu’il est lui-même candidat.

 

 

Oui, j’ai décidé de tenter de passer de l’autre côté du blog, et d’aller voir un peu comment se passent les choses au C.A. de notre BnF, si vous m’en donnez l’occasion. Ce sera un combat rude. Ce sera un combat long. Et ce sera un combat fratricide, puisque deux autres candidats, se réclamant de « Do you BnF », ont sollicité, sur ce blog même, mon soutien et vos suffrages.

 

Je les salue tous les deux. Et je les remercie de voir en ce blog un point de ralliement et une base de mobilisation. J’aurais aimé pouvoir leur apporter le soutien sollicité, à tous les deux, d’autant plus qu’à en croire nos professions de foi respectives, nous avons des programmes approchants, qui font regretter a posteriori qu’aucun d’entre nous ne se soit manifesté plus tôt. Cela aurait peut-être permis une concertation préalable ?

 

Mais jouons le jeu de la démocratie jusqu’au bout, camarades ! Laissons les lecteurs du blog décider lequel d’entre nous aura leur voix, et les électeurs du Rez-de-Jardin se faire une opinion par eux-mêmes.

 

Do you BnF, aka Francisco Roa Bastos (ça y est, c’est dit), sollicite donc vos suffrages à tous, lecteurs qui m’avez suivi virtuellement sur ce blog pendant trois ans, pour aller porter notre voix réelle et collective auprès des instances BnF et de Bruno Racine lui-même s’il le faut.

 

Vous trouverez mon programme ci-dessous, mais je vous invite évidemment – pour vous faire une idée précise – à aller lire toutes les professions de foi en ligne (ainsi que les modalités de vote) : ici.

 

Ma profession de foi :

Roa-Bastos_Profession-de-foi.jpg

 

 

Parmi les propositions et revendications ci-dessus, je me permets de relever plus particulièrement l’une d’entre elles ici, parce qu’elle constitue un point distinctif majeur avec les autres candidats, et parce qu’elle m’a été suggérée par Jojo BnF lui-même : le combat pour l’ouverture du Jardin central aux lecteurs du Rez-de-Jardin, au moins par beau temps. Vous qui nous connaissez, Jojo et moi, savez à quel point et depuis combien de temps nous défendons sur ce blog cette idée. Ne serait-ce pas merveilleux de permettre enfin aux chercheurs du Rez-de-Jardin, le peuple aux paupières lourdes et aux pupilles dilatées, de s'aérer un peu et de briser le mur de verre qui nous sépare de notre jardin commun ?

 

Ô ! ce sera difficile, voyons les choses en face ! Je vous promets – ça oui ! – de la sueur et des larmes dans cette entreprise particulière, au résultat incertain. Mais je vous promets aussi de porter cette revendication, et toutes les autres, d’une voix ferme et déterminée, et de tout faire pour que d’ici la fin de mon mandat, nous puissions trinquer tous ensemble, avec Jojo, au soleil de notre Eden à nous.

 

 

Do you BnF / Francisco Roa Bastos

 

 

Par Do you BnF ? - Publié dans : The Ouest Wing
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Lundi 28 janvier 1 28 /01 /Jan 07:27

 

Il y a deux jours, depuis la BnF…

 

Ô Lecteur-Électeur, le devoir t’appelle ! Si tu es régulièrement inscrit à la BnF (contrairement à Jojo, par exemple), tu as dû recevoir vendredi 25 janvier un message de nos autorités BnF nous informant de la tenue prochaine, au mois d’avril, des élections de nos représentants des lecteurs.

 

(Si, si ; on en a)

 

C’est donc un grand moment de démocratie qui nous attend si l’on veut faire en sorte que les prochains représentants du Haut et du Rez-de-Jardin soient élus avec des taux d’abstention moins élevés que ceux que j’avais rapportés lors de la dernière élection, en 2010.

 

Do you BnF, on le devine, se sent très concerné. Il se propose donc de suivre en direct la campagne pour cette élection à partir de ce blog, et de recueillir au fur et à mesure vos revendications. Ce cahier de doléances collectif sera transmis au candidat que je déciderai de soutenir une fois les propositions de foi connues, fin mars. Ce candidat officiel sera bien entendu estampillé « Do you BnF » et devra être titulaire, au moins, d’une Silver BnF Card.

 

Vous trouverez ci-dessous une première série de revendications qui avaient déjà été proposées en 2010 et qui seront reconduites pour 2013, rien n’ayant été fait à ce jour pour les satisfaire.

 

 

Revendications en cours


1. L’ouverture du jardin central pour les lecteurs (et agents) du Rez-de-Jardin, avec aménagement d’une terrasse pique-nique. On ferait ainsi d’une pierre deux coups : éviter les attroupements pour manger sur les marches de la salle X / redonner un teint de pêche au peuple blafard du Rez-de-Jardin.


2. Des fours à micro-ondes dans les clubs du Rez-de-Jardin pour pouvoir changer un peu (quand même) du menu trio. Ce serait un complément idéal au volet « marche quotidienne » mis en place par la BnF dans le cadre du programme « Manger Bouger » du Ministère de la Santé.


2. Des câbles Internet à chaque place pour éviter de devoir provoquer en duel son voisin d’en face, ou de devoir simuler une alerte à incendie pour espérer avoir accès à son câble pendant ne serait-ce que 10 minutes.


3. Des casiers en fer et à cadenas dans les halls inoccupés de la Tour des Temps et de la Tour des Nombres, pour pouvoir stocker ses affaires entre deux journées BnF. Ils seront réservés aux lecteurs Golden et Silver.


4. Une réfection des toilettes pour les rendre plus écologiques et éviter qu’elles ne se déclenchent toutes seules toutes les 10 secondes. (Message personnel : le changement du sèche-mains-qui-envoie-de-l’air-froid-plutôt-que-chaud, depuis un an, dans les toilettes pour hommes de la Tour des temps serait, en passant, le bienvenu).

 

5. La mise à disposition, à l'accueil de chaque tour, d'une paire de rollers pour aller aux toilettes plus rapidement, et pouvoir se la jouer un peu comme ça.


6. L’installation d’un détecteur à décibels dans les couloirs, pour éviter les conversations trop haut perché et les appels téléphoniques « comme à la maison », qui permettent à toute une salle de lecture de connaître ta liste de courses pour le soir.

 

 

J’attends vos nouvelles propositions (en commentaires) pour améliorer la vie en Rez-de-Jardin.

 

Je ferai un point régulier au fur et à mesure, pour que nos aspirants-candidats commencent à en prendre de la graine, et puissent nourrir leurs professions de foi.

 

Que la première saison de the Ouest Wing commence !

 

TheOuestWing.jpg

 

 

 

Par Do you BnF ? - Publié dans : The Ouest Wing
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Mardi 22 janvier 2 22 /01 /Jan 18:05

 

 

Aujourd’hui à la BnF…

 

Comme Jojo l’avait remarqué dans le dernier post (à sa manière toujours un peu à côté de la plaque et décalée, mais c’est pour ça aussi qu’on l’aime, quand même, le Jojo), la fin 2012 m’a vu disparaître un moment, histoire d’assurer sereinement la transition entre le DoyouBnF thésard et le Doyou post-thésard.

 

Check. Ça, c’est fait.

 

 

Je suis désormais revenu hanter les couloirs du Rez-de-Jardin, par ce mois de janvier neigeux de l’année 2013, première année sans thèse depuis plus d’un lustre (à l’époque révolue où j’ai commencé ma thèse, Jacques Chirac était encore président  ; Ben Ali aussi ; je ne savais pas qui était Barack Obama ; Zidane jouait toujours de la tête ; Nicolas Demorand me réveillait le matin (et il était pote avec Stéphane Guillon) ; et MegaUpload m’endormait le soir). Bref, c’était une autre époque.

 

Mais la BnF était déjà là, elle, avec ses routines que je retrouve toujours avec délice.

 

Pour fêter cette permanence de notre Alma mater et de nos repères en Rez-de-Jardin, j’ai pris la ferme et solennelle décision de ne pas prendre les dix bonnes résolutions suivantes pour 2013, qui auraient pu introduire un quelconque changement dans mes habitudes bien ancrées :

 

1. Manger moins (de menus Trio).

Seriously ? – comme on dit dans les séries US. Mais c’est trop dur ! Quelle motivation resterait-il à venir en BnF avant 14h du mat’, si ce n’était pour les promesses toujours tenues de l’indéboulonnable Menu Trio : son sandwich italien à la mozzarella jaune (exclusivité mondiale du Café des Temps, que tous les cafés de gare nous envient) ; ses salades aux feuilles presque fraîches ou aux pâtes bien trop cuites ; les poivrons rouges-jaunes-rouges de la salade espagnole (le sens du détail) ; l’ascétisme légendaire de sa salade gourmande (recommandé pour les régimes détox d’après-fêtes) ; le müsli pilé-comme-à-la-maison de ses compotes, servi à part dans son pilulier en plastique ; la teneur en sel de son saumon fumé ou de ses soupes à croûtons, digne de la mer Morte. Se passer de tout ça et faire soi-même ses tupperwares ? Impossible.

 

2. Arrêter de boire (pour éviter d’aller aux toilettes).

La raison voudrait en effet que tout lecteur sensé du Rez-de-Jardin s’abstînt d’ingérer trop de liquide dans la journée, pour éviter les déplacements de vingt minutes aux toilettes, qui peuvent vous faire rater une deadline pour un article, à force de répétition. Mais le corps a ses raisons que la raison ne connaît pas, et pour ma part je m’imbibe déjà d’au moins un litre par jour rien qu’en café. Alors plutôt que de mourir de soif ou de m’endormir sur ma table, filet de bave compris, je militerai à l’avenir pour un accès privilégié des lecteurs de ce blog aux toilettes du personnel, derrière les banques de lecture.

 

3. Courir (pour arriver le matin avant que le vestiaire Ouest n’affiche complet).

Vous l’aurez noté (ou pas), la BnF a décidé de devenir en partie une succursale du MK2 et, pendant les travaux, de fermer l’entrée Est. Mais pas son vestiaire ! Avec un peu de chance, si vous n’êtes pas là avant midi, vous trouverez le vestiaire Ouest fermé (complet) et vous devrez vous rabattre gaiement sur le vestiaire Est, quitte à revenir ensuite en salle W. Il peut donc arriver que vous fassiez trois fois la BnF dans sa longueur avant d’arriver à votre place le matin. C'est la contribution spéciale de la BnF et de Bruno Racine au programme "Manger Bouger" du Ministère de la Santé, notamment son volet "30 minutes de marche quotidienne". Sympa. (Des précisions dans un prochain billet).

 

4. Ne plus sortir le soir (à 20h) : c’est vrai que sortir à 18h30 de temps en temps, ça fait du bien, on va pas le nier. Mais bordel, 20h, c’est quand même le pied ! Voilà bien un des rares moments de communion collective en BnF, quand tout le monde se retrouve à la queue leu leu devant le vestiaire, à attendre sagement pour reprendre ses affaires. Elle est pas belle la sortie d’usine des travailleurs du Rez-de-Jardin ? C’est dur d’y renoncer, surtout quand on a passé la moitié de l’après-midi à digérer son Menu Trio et qu’on commence à peine à retrouver un semblant de productivité vers 17h30…

 

5. Travailler plus (encore un peu plus).

Sans commentaire. Vue la non-résolution précédente, je dis que je vois vraiment pas comment c’est possible. Ou pour le dire en des termes plus clairs : **montez le son et cliquez ici**

 

 

6. Gagner plus (de points pour ma Golden BnF Card).

J’ai beau m’évertuer depuis cinq ans, je dois me rendre à l'évidence : je n'y arriverai jamais. Les conditions sont trop drastiques (et pourtant, c’est moi qui les ai fixées). Je ne vois qu’une seule solution pour contourner cette sixième non-résolution : militer d’arrache-pied pour la mise en place par le service des lecteurs d’une Silver BnF Card, un peu moins dure à obtenir que la Golden, mais qui permettrait quand même de récompenser les assidus non obsessionnels (il y en a).

 

7. Avoir la foi (en son voisin d’en face et croire qu’un jour - oui, un jour - il ne s’attribuera plus d’office et unilatéralement l’unique câble internet pour toute la journée).

C’est peine perdue. Autant je crois en l’Homme, autant je ne crois plus, depuis longtemps, en mon voisin d’en face du Rez-de-Jardin. Certes, ce n’est pas tout à fait sa faute : si toutes les places étaient dotées d’un câble internet, comme cela arrive dans certaines salles (mais ces places sont les plus chères dans la lutte des places), il y aurait moins de tensions fratricides en salles de lecture. Mais dans les conditions actuelles, c’en est fini pour moi de tendre l’autre joue en 2013. Maintenant, je riposte. Maintenant, ça va chier !.

 

8. Obéir (quand on me demande de ne pas manger sur les marches du Café des temps).

Jamais ! Primo, si Dieu BnF (aka Dominique Perrault) avait voulu que l’on mangeât à l’intérieur des clubs et cafés, il n’aurait pas engendré qu’une poignée de petits-tabourets-qui-tournent-sur-place-mais-qui-sont-cloués-au-sol-pour-pas-que-tu-les-bouges-pour-manger-avec-tes-potes. Ce qui fait qu’à la BnF, t’es limité à deux amis maximum pour manger. Deuxio, j’arrêterai de manger sur les marches du Café des temps quand le jardin central sera ouvert aux lecteurs et qu’on pourra y sortir pique-niquer. Troisio, et c’est une condition sine qua non, j’arrêterai de manger ad libitum sur les marches quand les souris arrêteront de se balader ad nauseam à l’intérieur même du Café des temps, comme j’ai pu le constater plusieurs fois de visu, ruinant de facto et a fortiori l’argument ad hoc selon lequel manger in situ sur les marches est a priori la raison pour laquelle les souris prolifèrent intra muros en Rez-de-Jardin. Ita missa est.

 

9. M’habiller convenablement (et ne pas mettre, par exemple, de tongs en été).

Cela non plus, je ne peux m’y résoudre. Qui chantera un jour les plaisirs podotactiles de la moquette rouge écureuil qu’on caresse de ses orteils, l’été, quand dehors il fait chaud ? Quelle chaussure de ville parviendra à imiter d’assez près le flip-flap des tongs légères qu’on promène sur le parvis, pour me convaincre d’abandonner ce moyen de transport pédestre estival ? Bref, mes tongs, j’y tiens, je les garde.

 

10. Ecrire (un post par jour) ou arrêter ce blog (à jamais).

Alternative douloureuse, à laquelle, là non plus, je ne céderai pas. Un billet par jour ? Come on ! Je l’ai fait à une époque, mais j’étais jeune et fou. Il faut manger maintenant, et aux dernières nouvelles, ce blog ne nourrit pas son Doyou. Mais l’arrêter pour autant ? Ce serait comme arrêter la BnF. Inimaginable.

 

Et il reste tant de choses à dire sur notre antre commun…

Par Do you BnF ? - Publié dans : Do you
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Samedi 17 novembre 6 17 /11 /Nov 17:33

 

Il était une fois, quelques jours ago, en BnF…

 

 

La bouche en sourire, affichant l’air béat du soldat ayant survécu à une belle bataille, j'escaladai le parvis, suivant à contre-courant les rayons crayeux d’un soleil pastel. Un coup d’œil sur la Seine, qui coulait libre à mes pieds. Un clin d’œil aux trois tours, que mon champ de vision embrassait. Un soupir d’aise en atteignant l’esplanade. J’avais fini ma thèse et je rentrais au bercail.

 

Je l’ai vu arriver, un beau jour, tout content, l’air sûr de lui, comme s’il venait de ressusciter, DoyouLazare, après des jours et des jours de mort provisoire. Je sais pas d’où il sortait, mais il avait l’air heureux de remonter les marches, je vous raconte pas ! On se serait cru au festival de canne.

 

Après trois semaines de souffrances, cloîtré, ailleurs, à vomir des bouts d’idées arrachées à un plan tordu puis jetées à la va-vite sur un fichier préformaté, j’avais obtenu le droit, négocié à grand prix chez le sieur Papyros – le marchand de volumes qui échange vos nuits blanches contre une thèse reliée – le droit, dis-je, de rentrer chez moi, en BnF.

 

Il avait pas l’air fin, faut bien l’avouer, les-cernes-gonflés-les-yeux-rougis, le poil mat du Doyou qu’a peu dormi. Bien Niqué de Fatigue (BNF), quoi.

 

Alors je suis rentré. Tel le fils prodigue honteux d’avoir renié, pour les derniers jours, l’alma mater aux quatre tours, et d’avoir dépensé tout le crédit de sa Golden BnF Card, durement accumulé depuis des lustres à hanter le rez-de-jardin. Mais heureux, comblé, car il sait qu’il sera accueilli, malgré tout, comme le rejeton perdu qu’on a retrouvé, le teint pâle et l’œil hagard, mais retrouvé quand même : la BnF accepte en son giron tous ceux qui l’idolâtrent. Et j’étais de ceux-là.

 

Je l’ai appelé, il a pas entendu ce sourdaud. Bordel, je me suis époumoné, mais y avait un convoi de Japonais qui passaient à ce moment-là, visitant le parvis Perrault (aka l’espla-patinade du Quai François Mauriac).

 

Humant l’air hivernal qui courait sur l’esplanade, je m’approchai d’Entrée Ouest, retrouvant ma pente d’accès à l’antre-livre. Au passage, je caressai de la paume gauche le mur d’acier aux contours froids, à l’arête duquel je m’inoculai derechef la fièvre BnF. Je descendis, que dis-je, je dévalai le tapis noir trempé de pluie et, franchissant timidement la porte tournante, je souris au vigile, aux gardiens du vestiaire, aux fanons de la baleine Bourgeois, à la porte d’entrée über-lestée-qu’on-dirait-un-âne-mort, à l’escalator 427, et à la vie et à l’amour.

 

Fallait le voir, tout guilleret, comme un gamin devant son sapin de Noël et ses cadeaux tous chauds. A pleines dents qu’il souriait, ce benêt. Tout le temps. Il a fait sa mallette, vous savez, transparente et tout et tout (parce qu’avec les nouvelles directives en Rez-de-Jardin, c’est du sérieux, maintenant, ça déconne plus trop avec les sacs-à-pique-nique qui dépassent, hein). Et puis, il a pris l’escalator : le premier :  puis le second. Il a passé le tourniquet, toujours l’air aussi niais, un fou heureux, quoi, il s’est avancé et il a fait un truc, bordel, si sa mère avait vu ça, elle aurait eu honte de lui, parole, elle le renie, on aurait dit Wojtyla de retour en Pologne.

 

Je tombai à genoux sur la moquette rouge écureuil, et dans un délire de joie j’embrassai ses poils ras. Larmes à l’œil. Ravissement (« N’ayez pas peur ! », eus-je envie de crier à tous mes camarades encore engoncés dans leurs chapitres sacrés, « le bout du tunnel n’est plus très loin, et je l’ai traversé. »).

 

J’étais scié. Sans déc’, je serais bien allé lui botter les fesses au Doyou, pour qu’il se relève. Les séquelles de la fin de thèse, sans doute. Enfin, que voulez-vous, fallait bien le laisser se défouler le petiot. Je me suis quand même approché plutôt que de l’ignorer (c’eût été moche). Et il m’a vu.

 

Et je le vis. Jojo au fond du couloir, se dandinant, serein, sûr de lui. Il a souri (enfin, je crois). Il s’est approché.

Il m’a regardé.

Je l’ai regardé.

J’ai ouvert la bouche pour parler.

Je l’ai refermée.

Je l’ai regardé.

Il m’a regardé.

Il m’a dit : « T’as pas fini de vouloir te la péter comme dans Bref à la télé ? ».

J’ai dit : « Ok ». Il m’a dit : « Et ta thèse, tu l’as finie ? ». J’ai dit oui (j’étais bien). Il m’a dit : « Et maintenant ? ». Je lui ai dit : « Maintenant, Jojo, les affaires reprennent ! ».

 

C’est la dernière fois que je l’ai vu, Monsieur l’enquêteur. Des agents de salle l’ont bien aperçu qui entrait, con/quérant, en salle O. Mais il s’est éclipsé vers 16h (petit coin oblige). Et personne n’a plus revu Do you BnF.

 

 

 

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Description

La vie à la Bibliothèque nationale de France (BnF) vue par des résidents permanents du Rez-de-Jardin

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