Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 14:47

 

Aujourd’hui, à la BnF.

 

Je retrouve avec plaisir la culpabilité étreignant le thésard qui, ayant réussi au prix de manigances sans nom à s’approprier le câble internet qu’il est sensé partagé avec son voisin d’en face, surfe sur twitter au lieu d’avancer sa thèse en retard : 

 

j'y découvre ce concours de nos amis de Gallica (@GallicaBnF), qui me rappelle l’époque des Magnums d’or (j’espère qu’ils en ont prévu pour les gagnants !) :

 

http://t.co/uhqoAOck

 

Je vous livre ci-dessous, dans le désordre, les légendes que j’ai proposées. A vous de voir à quelles photos elles correspondent.

 

Et dépêchez-vous de participer ! Le concours finit à 16h30 aujourd’hui, je crois bien.

 

A bientôt,

@DoyouBnF

 

Légendes Doyou :


- Lecteur de la BnF essayant d'atteindre l'entrée ouest par parvis gelé.

 

- Leçon de danse n°7 : Comment apprendre le Cha-Cha-Chat à un canari en cage.

 

- Cinq des six célèbres mères-sénaires (http://www.cnrtl.fr/definition/s%C3%A9naire) se rendant au procès de leur 6e commère, accusée principale du non moins fameux procès des "Fleurs du Mal".

 

- L'inventeur de l'au(to)truche en pleine démonstration de son prototype

 

 - Happening des 650 signataires de la pétition pour rebaptiser Notre-Dame en Notre-Tram-de-Paris

/ Alternative : "Caramba, encore RATéP !", cria le chauffeur en loupant son virage, quai de l'Archevêché.


- Agent de la circulation maritime en Mer de Chine, se préparant sa pause déjeuner.

 

- Les Dupont et Dupond enquêtant incognito, dans l'album inédit de Tintin "Forum italicum"

 

- Après "Alien vs. Predator", photogramme du nouveau film de Paul W.S. Anderson : "Alerte à Malibu vs. Harry Potter" / Alternative : L'équipe nationale de danse synchronisée islandaise répétant son nouveau balai :"les Acétabulaires ou les Ombrelles de mer"

Par Do you BnF ? - Publié dans : Magnums d'Or
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Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 21:20

Aujourd'hui, loin de la BnF.

 

J'ai découvert que j'ai encore une chance de finir ma thèse un jour, grâce à nos super-bibliothécaires.

 

Jamais, jamais on ne dira assez combien le doctorat en sciences humaines doit à nos anges gardiens du Rez-de-Jardin.

 

 

atelier_these.jpg

Par Do you BnF ? - Publié dans : Agents Anonymes
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 20:48

 

Non, Do you n'est pas encore mort électrocuté par son netbook.

 

Non, Do you n'a toujours pas fini sa thèse.

 

Oui, Do you reviendra un jour en Rez-de-jardin. Mais pas avant d'arriver à faire ça :

 

 

 

 

 

ou alors ça  :

 

 

 

 

 

 

Autant dire que ça risque de prendre du temps.

 

Bonnes vacances !

 

Do you

Par Do you BnF ?
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Samedi 27 août 2011 6 27 /08 /Août /2011 16:20

 

Aujourd'hui à la BnF…

 

La fin de la saison approche et la BnF se prépare, doucement à fermer ses portes. Avant de partir vers de nouvelles bibliothèques, le temps de la fermeture annuelle (pour les indécis, je vous renvoie au billet-guide de l’année dernière), il est grand temps de procéder au dépouillement des votes afin de rebaptiser, enfin, les hideux « travelators » et terminer ainsi l’été en beauté.

 

Après un court décompte et une pondération des voix selon un système de coefficients à faire pâlir Monsieur d’Hondt, voici le podium définitif :

 

1er, et de loin : « Mobilopente » (3 votes au premier rang), auquel on peut joindre son pendant pour la descente, « Dégringolator », qui le suit de près (2 votes au premier rang)

 

2e, talonnant de près le couple de tête : « Télétapis », choisi beaucoup plus souvent, certes, mais seulement une fois au premier rang (+ 1 vote au deuxième rang, 3 au troisième, 1 au quatrième et 2 au cinquième). On peut néanmoins lui décerner le Grand prix du Jury, avec mention spéciale du plus cité.

 

3e Enfin, en troisième position, l’original « Perrault-quais », choisi une fois au premier et une fois au deuxième rang. C'est notre architecte préféré qui va être content.

 

 

Voilà, le grand gagnant a droit, comme promis, au dernier Magnum d’or de la saison (il se reconnaîtra). Je vais de ce pas confier à Jojo la tâche de confectionner de nouvelles étiquettes artistiques pour recouvrir les immondes « travelators » des pancartes, et les remplacer par les nouvelles « Mobilopentes ». A moins qu’une âme artiste soit inspirée et nous propose une œuvre originale, libre de droits ?

Merci en tout cas à tous ceux qui ont participé.

 

Profitez bien de la dernière semaine avant fermeture, et faites attention au Dégringolator : il a plu aujourd'hui.

 

A bientôt en BnF.

 

 

(Nota Bene : On me signale, pour finir, des nouvelles apparemment inquiétantes pour nos cousins du Haut-de-Jardin (voir ici). Affaire à suivre).

 

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Samedi 13 août 2011 6 13 /08 /Août /2011 17:00

 

Aujourd'hui, à la BnF…

 

 

En ce week-end du 15 août et de Café des Temps (presque) vide, il est temps de procéder au Très Grand Baptême (TGB) des Travelators. L’heure de la renomination a sonné.

 

J’ai listé les différentes propositions actuellement sur le marché, afin d’avoir les idées claires.

 

Je propose à chaque Aspirant-Baptiseur de faire (en commentaire) une « short list » de 5 noms, dans l’ordre de préférence. Je ferai les comptes.

 

Voici la liste :

 

  1. Perrault-quais
  2. Charioteur (ou chariot automatique)
  3. Lectotracteur (ou thésarotracteur, Doctotracteur, Agentracteur)
  4. Doyoulator
  5. Roulopente
  6. Déclitapis ou déclivirail
  7. Inclinator
  8. Télétapis
  9. Ambulator
  10. Mobilopente
  11. Dégringolator (descente)

 

 

A bientôt pour les résultats.

Par Do you BnF ?
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Vendredi 29 juillet 2011 5 29 /07 /Juil /2011 14:44

 

Aujourd'hui à la BnF…

 

 

J’ai découvert, après des années d’utilisation ignorante, que nos escalators allongés de l’entrée BnF répondaient au doux nom de « Travelators ».

 

 

Travelators.jpg

 

 

Travelator.

 

Franchement, ça fait un peu « Voyage pour l’enfer », non ? (Et ce malgré l’aspect très « Saturday-night Fever » du petit bonhomme sur la panneau jaune).

 

Je ne sais pas ce qui est pire : glisser effectivement par temps de pluie sur le travelator, ou bien se prendre en pleine figure, tous les jours, ce coup de poing onomatologique (y compris par grand soleil).

 

Face à cette affligeante démonstration d’horreur toponymique, je vous propose un nouveau jeu concours pour le mois d’août :

 

« Rebaptisons les travelators ! »©

 

Toutes les bonnes volontés linguistiques sont convoquées !

 

Do you rename ?

 

 

(N.B. : évidemment, le Grand Rebaptiseur gagnant aura droit à un Magnum d’Or du Café des temps. Quant à l'auteur de la photo, c'est déjà un Magnum d'Or d'office !)

 

 

Par Do you BnF ? - Publié dans : Magnums d'Or
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Vendredi 10 juin 2011 5 10 /06 /Juin /2011 18:42
 

Aujourd'hui, à la BnF...

 

 

Un peu dépité par le rythme effréné d'escargot rhumatique qui est désormais devenu mon rythme de croisière, je composai, en hommage à Renaud, la petite chanson suivante (sur l'air de "Société, tu m'auras pas", bien sûr). 

 

A chanter par jour de pluie.

 

 

Université, tu m'auras pas

 

Ya le M2 avant ça,

Et le M1 avant lui,

On s'retrouve en doctorat

Mais après, c'est pas fini !

 

Tu dois encore batailler,

Eh ben moi on m'aura pas,

J'fuirai l'Université,

J'f'rai pas de post-doctorat !

 

Refrain

J'ai pointé plus de 1000 fois

En salle M, pendant des mois,

Mais ma thèse n'avance pas

Et pourtant je fais que ça !

Univer-, sité,

Tu m'auras pas.

 

 

Je regarde mêm' plus le foot ;

Je vois plus aucun copain ;

Je commande à la Redoute

Ce que je bouff' le matin

 

Et quand je rentr' de l'asile

(De ma loge à microformes)

Mon appart', c'est Tchernobyl

Et pourtant faut que j'y dorme

 

Refrain

J'ai pointé plus de 1000 fois

En salle M, pendant des mois,

Mais ma thèse n'avance pas

Et pourtant je fais que ça !

Univer-, sité,

Tu m'auras pas.

 

 

La thèseuh ça rend malade

J'ai vu pleurer des copains

A midi dans la salade

Du Menu Trio du coin !

 

Alors je vais l'achever,

Avant qu'il m'achève moi,

Ce fatras d'absurdités

Que j'appelle mon doctorat

 

Refrain

J'ai pointé plus de 1000 fois

En salle M, pendant des mois,

Mais ma thèse n'avance pas

Et pourtant je fais que ça !

Univer-, sité,

Tu m'auras pas.

 

 

Un jour tout ça finira,

ça c'est sûr, mais j'ai bien peur

Que je s'rai toujours chercheur

De boulot à Pôle emploi.

 

Mais en attendant je sue,

Et je m'arrache les ch'veux :

Faut encore que je conclue

Ce putain d'chapitre deux.

 

Refrain

J'ai pointé plus de 1000 fois

En salle M, pendant des mois,

Mais ma thèse n'avance pas

Et pourtant je fais que ça !

Univer-, sité,

Tu m'auras pas.

 

 

 

 

(La version originale, c'est quand même mieux : )

 

 

Par Do you BnF ? - Publié dans : Chansons BnF
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Dimanche 5 juin 2011 7 05 /06 /Juin /2011 23:00

 

Quelque part, dans l'Eden...

 

 

 

De la vie dans l'Eden

 

 

© Audrey G. Merci à elle, pour cette photo artistique et sa contribution à l'Histoire (BnF).

 

 

Cette photo mérite amplement un Magnum d'or, non ? Ce sera le premier de la saison, mais sans doute pas le dernier. Avis aux photographes amateurs...

 

(Audrey, on voit ça par mail pour ton prix).

 

A bientôt,

Do you

 

Par Do you BnF ? - Publié dans : Magnums d'Or
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Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 19:19

 

Aujourd'hui à la BnF...

 

 

Une bonne et une mauvaise nouvelle.

 

La bonne, c'est que d'après nos dernières informations, transmises par des agents de Jojo en interne, la cane et ses canetons seraient vivants et se porteraient bien. Jojo est toujours à leur recherche, et il se pourrait bien qu'il dégote une interview exclusive d'ici peu.

 

La mauvaise, mais qui est aussi sous un autre aspect une bonne nouvelle (que la vie est complexe), c'est que le Jardin central sera ouvert ce week-end aux visites publiques dans le cadre de l'opération "Rendez-vous aux jardins". C'est pas une blague : "Rendez-vous aux jardins : visitez la BnF!".

 

Va y avoir du monde dans l'Eden !

 

Jojo est sur les dents, prêt à se terrer pendant deux jours pour éviter d'être repéré. Quant aux canards, qui sait ce qu'il adviendra d'eux.

 

Si vous passez par le Jardin central ce week-end, regardez-bien s'ils ne se cachent pas dans un coin. Coin.



Par Do you BnF ?
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Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 15:32

 

Aujourd'hui à la BnF...

 

 

Plusieurs témoignages concordent : le Jardin central aurait de nouveaux locataires ! Selon les mieux informés, une cane (et ses canetons) aurait élu domicile en Eden, cherchant sous les arbres un refuge champêtre pour ses plumes fatiguées. Un être à palme dort, aujourd'hui, en Jardin central...

 

Jojo est fou de joie, mais surtout d'inquiétude, tant le souvenir de la Grande expulsion l'étreint encore. Il voudrait aider sa commère la cane à éviter les sapeurs du Rez-de-Jardin, mais il n'a pas pu, pour l'instant, entrer en contact.

 

Aidez-nous à sauver nos amis palmidés, et envoyez-nous toute information, photo, numéro de portable ou adresse e-mail de Madame Cane susceptible de mettre Jojo sur la voie : il faut mettre à l'abri cette mère et ses petits avant qu'il ne soit trop tard.

 

Tous ensemble :  yes, we cane.

 

 

(si les photos sont au rendez-vous, on pourrait même songer à attribuer un Magmum d'or spécial, en souvenir du bon vieux temps...)

Par Do you BnF ? - Publié dans : Magnums d'Or
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Dimanche 27 mars 2011 7 27 /03 /Mars /2011 18:54

 

Aujourd'hui, loin de la BnF...

 

C'est dimanche. Pour le thésard du Rez-de-Jardin, le dimanche est un jour triste, car c'est un jour sans. Un jour sans BnF. Ô nostalgie dominicale et saudade du Café des temps perdus !

 

Mais le thésard est pragmatique. Il sait tirer profit de toute situation de détresse. Depuis longtemps, il est ainsi parvenu à faire du dimanche un jour multifonctions.

 

Ainsi, le dimanche du thésard fait office à la fois :

 

- de week-end (ce qui donne lieu à la réplique traditionnelle "Oh yes ! C'est dimanche, c'est le week-end ! - Et meeerde : c'est dimanche, il est fini !").

 

- de vacances (si on lui ajoute le lundi matin, jour de fermeture hebdomadaire du Rez-de-Jardin, qui permet au thésard d'avoir l'illusion d'une demi-RTT).

 

- de washing-day (lavomatic pour les éternels étudiants / programme laine-essorage en douceur pour les plus installés).

 

- de streaming-day (car comme disait Nietzsche, grand amateur lui aussi de Mégavideo :  "nous avons l'art, afin de ne pas mourir de la vérité").

 

- de revue de presse hebdomadaire ("Tiens, y' avait des cantonales aujourd'hui ?").

 

- de moment de socialisation (pot avec les amis, plus si affinités).

 

- de révolution gastronomique ("Allez, aujourd'hui, sevrage du menu trio, je m' fais du riz complet").

 

- de jour de ménage (mais vite fait, faut pas non plus trop déconner).

 

- de jour de ménage mailistique ("132 spams jetés, 32 mails répondus, 87 classés, 63 en attente : honorable").

 

- de mise à jour bloguistique ("Bordel ! ça doit faire 32 ans que j'ai pas écrit sur mon blog, je vais perdre mes derniers fidèles. Fais quelque chose, Do you; think !).

 

- etc.

 

Mais bon, pour le thésard sérieux (i.e. en retard dans sa rédaction), le dimanche, avouons-le, c'est aussi un jour de boulot. Surtout quand ce dimanche-là prend la peine de vous bouffer une heure de vie pour cause de passage à l'heure d'été. Alors le thésard, contrit mais fier, se lève tôt et commence sa journée par un web-café soluble sur le canapé, histoire de retarder un peu le moment fatidique du come-back vers le dernier problème de rédaction en date.

 

Et ce matin, mon sunday surfin'  fut bénéfique : j'ai découvert un site chaleureux et solidaire pour thésards du dimanche, un de plus :

 

http://thesedemerde.fr/

 

Pas besoin de vous faire un dessin.

 

C'est sympa de retrouver des congénères (en un seul mot). Evidemment, tomber sur ce site un dimanche matin à 8h07 parce que, levé à 7h30 (heure d'été) pour avancer la rédaction de sa thèse, on n'a pas vraiment le courage de s'y remettre encore, je vous concède que c'est un peu navrant...TDM

 

A bientôt

Par Do you BnF ? - Publié dans : Histoires du dimanche
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Dimanche 13 février 2011 7 13 /02 /Fév /2011 19:17

 

...jusqu'à nouvel ordre.

 

Do you a trop de boulot en ce moment, le pauvre. ll fait un gros travail de terrain et récolte plein d'infos en BnF, à plein temps, pour ses futures chroniques. On vous tient au courant.

 

Allez, je vous laisse, j'ai une année du lapin à gérer moi

 

Jojo

 

Par Do you BnF ? - Publié dans : Jojo
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Mardi 26 octobre 2010 2 26 /10 /Oct /2010 16:39

 

 

Un dimanche indéfini, à la BnF…

 

 

Une ombre s’avance sur le parvis, menue, rapide et sautillante. Tout est glacé (vent du nord), et soleil à grands aplats. Jojo rase les murs de verre de la Tour des Lois. Il se presse, n’aimant pas trop s’aventurer à découvert par les temps qui courent. Trop risqué.

 

Personne à part lui sur l’esplanade, pour le moment. Il a bien calculé son coup. Avant d’être repéré, il s’approche du trou secret qu’il s’est ménagé dans le plancher, depuis déjà longtemps. Il actionne la planche arrangée qui bascule dans un bruit sec. Furtif, Jojo se glisse dans l’ouverture et remet la planche en place derrière lui. Tout baigne. Retour au bercail.

 

Il serait bien resté un peu plus longtemps en vacances, le Jojo, parce qu'il en a un peu sa claque du Rez-de-Jardin, le Jojo. Pour une fois qu’il s’était trouvé un p’tit coin sympa où squatter pépère, chez son bon pote Baraton à Versailles, carottes et Ardbeg 16 ans d’âge à l’œil et volonté, voilà que Do you fait des manières. - Jojo, faut que tu rappliques, et fissa. J’ai trouvé le moyen de te faire élire représentant des usagers avant 2013. – C'est pas vrai, garçon, tu déconnes ? – Non, non, mais faut faire vite. Ya pas vraiment de temps à perdre. W. Marx est sur ma trace. – Ok, ben dis-moi, Do you, grouille. – T’es fou ou quoi, pas par téléphone ! Trop dangereux. Ramène-toi, demain, 13h, en salle O, aux loges à microfiches. – Mais c'est dimanche, Do you, t’as pété un câble ? – T’en fais pas, j’ai fauché le passe à Rez-de-Jardin d'un agent ce matin, j’y serai. Clic. Il se complique un peu la vie, le Do you, mais bon, il est bien brave, va. Allez, descente.

 

Jojo s’engage dans le passage privé qu’il s’est concocté dans les coulisses du bâtiment BnF, discrètement. A coups de dents qu’il se l’est fait, ce tunnel maison, en connectant quelques bouches d’aération à deux ou trois gaines électriques, tout ça pour relier son terrier en Eden central au monde extérieur. C'est bien pratique. Quelques virages et descentes en rappel plus loin, le voilà rendu à la bifurcation qui lui permet soit de plonger vers son terrier, soit d'aller vers les salles, emprunter quelques livres pour les soirées d’hiver. Il s’engage à droite. Rendez-vous en salle O, rendez-vous en salle O... C'est pas très prudent, garçon. Faut pas se faire choper quand même. Bordel.

 

Débouchant sous les marches du Café des temps perdus, Jojo s’arrête un moment. Il scrute. Il écoute. Pas un chat. Se décidant, le voilà qui plonge le long de la paroi de verre (se camoufler un maximum des caméras), progressant par à-coups, de montant d’acier en montant d’acier. Dix minutes plus tard, parvenu devant l’entrée de la salle, Jojo bondit et, dans un silence de mort, il pénètre en salle O.

 

Vide et solitude. Banque déserte, chaises alignées. Livres parqués. L’impression de marcher dans le couloir de la mort. Enfin, j’imagine. Enfin, sans les tables, quoi, et puis avec la chaise électrique au bout, tout ça. Ok, c'est pas non plus pareil, mais bon…enfin bon, on s’en fout : « L’impression de marcher dans le couloir de la mort ». De tablée en tablée, Jojo se dirige vers les loges à microfiches, vers l’antre obscur de la salle aux noirceurs éternelles.

 

Il s’approche et tente un faible Do you ? T’es là ? Réponds, bordel !

 

Rien.

 

Bis.

 

Toujours rien.

 

Il flippe un peu, quand même. Les chocottes. Faut pourtant aller voir. Ouais, faut bien y aller. Prudemment, il rampe jusqu’au coin formé par la première loge à microfiches, en crotale. Millimètre à millimètre, il risque une oreille, puis deux, la moustache, et puis l’œil.

 

AAAARRGH ! Stupeur-révulsion oculaire. Commotion d’adrénaline et vomis dru.

On a tué Do you !! Do you ! Do youhouhoouhouhou !!!

 

Ou plutôt, non, c’est pas tué qu’on l’a, le Do you, c’est vidé, écharpé, dépiécé, disséqué vivant et déployé sur le sol. Des lamelles de chair traînent un peu partout, mais méticuleusement alignées, comme pour la parade, reformant sur la moquette les organes extériorisés de Do you, un intestin par-ci, le foie par là, les lobes cérébraux un peu plus disséminés. On dirait du Von Hagens hardcore. Seule la tête de Do you est intacte, conservant un air de panique qui fait crier Jojo, râle, stridence, il devient complètement fou et il commence à…

 

MAIS HO ! JOJO ! Je peux savoir ce que tu fous sur mon écran ? ça va pas la tête !! (dit Do you tout rubicond).

 

Tiens, Do you, ça boume ?(dit Jojo angélique)

 

Do you : mais t’es débile ou quoi ? Je peux pas faire ma pause café tranquille sans que tu fasses du clavier-jacking ! Et pour des trucs…des trucs...mais vraiment dégueu, en plus ! T’as trop lu Houellebecq, toi, ça te porte sur le système. Tu sais que tu viens de commettre un plagiat monumental, en plus, je pourrais te dénoncer à Bruno Racine et à Slate.fr, ils te feraient ta fête.

 

Jojo : ça va, ça va, tu vas pas non plus nous pondre un âne, ho ! C'est bon, j’ai compris que tu comprenais rien à l’art moderne. T’es lamentable. Moi qui allais faire de toi une star. T’es vraiment trop naze, Do you. Et moi, j’me câasse. Tschüssie.

 

Do you : Attends un peu Jojo ! JOJO ! Bordel, mais ça devient une habitude ou quoi ?

 

Enfin bon, content de l’avoir retrouvé quand même, le lapinolourdaud. Il m'a manqué.

 

Par Do you BnF ? - Publié dans : Jojo
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Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 18:00

 

Hier à la BnF…

 

 

Avouons-le tout de go : j’ai merdé.

 

Pourtant, tout avait bien commencé. J’avais planifié une belle et grande journée de travail, comme à l’accoutumée, vivifié que j’étais par les bourrasques amènes, et désormais familières, du parvis d’arrivée, notre esplanade aux cheveux fous et à la jupe apesanteur. Quelque menu désagrément d’entrée (descente par la face ouest interdite hier, pour cause de grève justifiée) n’avait pu entamer mon entrain et j’avais profité de l’occasion offerte d’un long tour de cloître BnF pour admirer, l’œil presque neuf et vus d’en haut, l’Eden central et ses arbres à tenseurs. Sas agréable avant la plongée ! Quelques pages d’écritures actuelles, rapidement feuilletées à l’espace librairie du vestiaire est, et un deuxième tour de cloître en sens inverse et à raz de jardin plus tard, me voici attablé, prêt à en découdre. Il est quatorze heures et trente-six minutes, la journée du thésard peut démarrer.

 

Illusion ! C'est à ce moment précis que, ressentant comme un engourdissement qui montait et se diffusait lentement, mais inexorable, depuis les omoplates et auquel tout à coup répondait, comme en écho, la même chaleur pressante émanant cette fois-ci de mon lobe temporal, je ne pus faire autrement que de m’affaler sur ma table, terrassé. J’eus presque le temps de penser « Dodo Doyou, mais pas longtemps », et puis je m’endormis.

 

Inutile de vous faire un dessin. Le Doyou vautré sur sa table, tête et joues écrasée sur l’avant-bras, un léger filet de bave lui coulant de la commissure droite au bout de quelques minutes : la honte, quoi. J’imagine a posteriori mes pauvres voisins de tablée frémir à chaque inspiration, redoutant l’apparition si prévisible du terrible ronflement du chercheur. Et s’apitoyant un peu quand même. Mais comment Doyou en était-il arrivé là, se demandaient-ils sans doute. Comment ce bourreau de travail, cette force de la nature, capable de rédiger un article en six mois et une thèse en moins de dix ans s’il le faut, s’était-il laissé ainsi prendre au piège sopomorphique ?

 

Ben c'est pas très compliqué, bordel. Comme vous tous, Doyou est caféinomane et c'est ça qui le maintient en vie. (Certaines légendes racontent, il est vrai, qu’il existerait une espèce particulière de chercheurs, disséminée parmi nous, qui aurait réussi après de longues années de recherche en biologie moléculaire et en génétique quantique à modifier son codage ADN afin de pourvoir survivre en milieu hostile sans caféine. Il va sans dire que je n’apporte aucun crédit à cette thèse farfelue).

 

Mais voilà que, ce matin-là, j’avais omis ce détail essentiel dans la préparation sportive de toute descente en Rez-de-Jardin : l’enchaînement pourtant bien intégré qui consiste à ingurgiter une pleine cafetière au réveil, avant de s’envoyer le gobelet de dix heures et de terminer par la grande tasse de treize heure trente. Sans ce quasi litre de café dans le sang, je n’avais aucun espoir de passer la barre fatidique des quatorze heures trente-six, rémora insurmontable pour tout chercheur dans mon état.

 

Je me suis donc réveillé vers dix-huit heures vingt, penaud et langue pâteuse, conscient qu’il était désormais tout à fait inenvisageable de terminer ma thèse ce jour-là. Triste, résigné et tout bâillant encore, je me suis acheminé vers un gobelet de vie du Club des Lettres, délivré par la Café-Machine de substitution (le Café des temps perdus fermant à dix-huit heures).

 

Sur la route, je chantai, pour me redonner du courage, la chanson des décaféinés :

 

 

Couleur café

 

J’ai le teint couleur café

Je manque de café,

Je veux du café !

Je dois me remettre en transe.

Si je veux bien rédiger,

Me faut du musclé,

Du caféiné !

Evitons les somnolences.

 

Couleur café
Que j'aime ta couleur café

C'est quand même fou l’effet

L’effet que ça fait :

Ce p’tit gobelet

Evite que tête ne penche.

Si j’avais plus de café

J’aurais terminé

Cette thèse ratée

Je pourrais dormir dimanche.


Couleur café
Que j'aime ta couleur café

La thèse sans bol de café

C'est désespéré

Faut pas y penser

Allez, reprends donc une tasse !

T’en as marre du café,

Tu pisses du café,

Tu veux t’arrêter ?

Je crois pas que ça se fasse.


Couleur café
Que j'aime ta couleur café

 

 

 

Pour les puristes, et en guise d'hommage à S.G. :

 

 

 

 

(spécialement dédicacé à R.)

Par Do you BnF ? - Publié dans : Chansons BnF
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Samedi 9 octobre 2010 6 09 /10 /Oct /2010 19:07

 

Aujourd'hui à la BnF…

 

 

En cette veille de « semaine sociale » (j’ouvre une brève parenthèse : les raccourcis de la langue médiatique laissent souvent songeur le sociologue. Il y aurait donc des semaines plus « sociales » que d’autres, un peu comme il y aurait des semaines « paires » et des semaines « impaires » ? Fichtre. Je ferme la parenthèse), j’ai décidé, pour une fois, de traiter un sujet d’actualité : celui des retraites.

 

Loin de moi l’idée de m’immiscer dans le débat politique, rassurez-vous : en adepte fervent de la neutralité blogo-axiologique, je laisse ça à Jojo et à ses projets présidentiels. Je souhaiterais seulement apporter, depuis mon Rez-de-Jardin, une modeste contribution à la réflexion sur ce grave problème qui nous concerne tous : mais quand faut-il donc s’arrêter de travailler dans la vie, bordel ?

 

Si l’on scrute et interroge les habitants de la BnF, on s’aperçoit rapidement que la réponse à cette question varie sensiblement selon votre position dans le système de production rez-de-jardiniste.

 

Prenez Jojo, par exemple. C'est un rentier, lui. Il ne travaille pas. Il se contente de cultiver son jardin et de se servir ponctuellement dans les réserves de carottes du Café des Temps perdus, vers lesquelles, je le sais, il a creusé un tunnel secret depuis son terrier en jardin central. La retraite, pour Jojo, c'est sa vie, son quotidien. Il l’a déjà prise depuis longtemps, et sans rien demander à personne.

 

Prenez les chercheurs, à présent, nous autres quoi, le peuple aux paupières lourdes. Nous devons bien être une des rares catégories de la population française qui aujourd'hui met déjà en œuvre, et depuis longtemps, le projet politique du gouvernement : un chercheur, c'est bien connu, ça travaille toute sa vie. ça ne part pas à la retraite à soixante ans. Non. ça ne part pas à la retraite à soixante-deux ans. Non. ça ne part pas à la retraite. Point. Un chercheur retraité est un chercheur mort, et vice-versa. Il suffit de lever la tête, en Rez-de-Jardin, et de regarder un peu autour de soi pour s’en apercevoir : malgré l’hostilité évidente de son milieu naturel, le chercheur senior, et même le senior-plus, s’accroche. Pas caduc, le lecteur chenu aux feuilles persistantes. Et pourtant ! Que de glissades-sur-bois-exotique-avec-rupture-du-col-du-fémur-à-la-clé accumulées par nos anciens ! Que de tendinites du coude chronicisées à pousser ainsi, des années durant, les lourdes portes en âne mort de notre Rez-de-Jardin ! (C'est pas des portes coupe-feu qu’on nous a mis, à l’entrée, c'est des portes coupe-vieux.) Que de crises d’angoisse silencieuse surmontées, avec plus ou moins de réussite, par ces chercheurs à la prostate sensible qui ne savent jamais, en arrivant le matin, s’ils parviendront à éviter aujourd'hui encore l’inondation. Point de sarcasmes, non : je sais que c'est aussi ce qui m’attend, avec un peu de chance. Car oui, le chercheur BnF, le vrai, le bon, aspire à jaunir avec ses livres, à jubiler sans jubilé. Ou pas ?

 

Prenez maintenant nos amis agents BnF, en salle ou en magasin. Peut-on décemment leur infliger le même traitement ? Peut-on les obliger à rester, après soixante ans, à servir les rabougris et les pré-rabougris que nous sommes, nous, les marcheurs lents aux cernes sombres ? C'est inhumain ! Soixante ans de livres lourds à transbahuter, de TAD en banque et de banque en TAD. Soixante ans de magasins à sillonner, de vestiaires à remplir et à vider, de chaises à ranger, de livres à remettre en place ou à photocopier…C'est déjà trop. Et la pénibilité du travail alors ? C'est la même chose, d’ailleurs, pour nos amis employés du Café des Temps perdus. Il faut vraiment que les membres du gouvernement et notre omniprésident n’aient jamais assisté au spectacle poignant du service de 17h au mois d’août, pour qu’ils puissent sérieusement envisager de relever l’âge du départ à la retraite pour tout le monde, sans exception. Vous rendez-vous compte de l’effort fourni par ces travailleurs du Temps, obligés de servir leur petit goûter à trois cent chercheurs en l’espace de dix minutes, parce qu’on a tous décidés, en bons panurges académiques, de prendre notre café-cannelé à 17h, et pas à 16h30 ou à 17h15 ? Rendons-leur donc plutôt hommage et laissons-les plus tôt partir.

 

Délicate question, donc, que celle des retraites. Mais en écoutant nos hommes politiques en débattre, je me dis parfois qu’il y a certains métiers qui gagneraient peut-être à se voir imposer un départ à la retraite après dix ans de service.

 

A samedi prochain.

 

(à partir d'une idée-billet de Maryline)

Par Do you BnF ? - Publié dans : Do you
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  • : la vie à la BnF vue depuis le Rez-de-Jardin par des doctorants permanents

 

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