Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 19:17

 

...jusqu'à nouvel ordre.

 

Do you a trop de boulot en ce moment, le pauvre. ll fait un gros travail de terrain et récolte plein d'infos en BnF, à plein temps, pour ses futures chroniques. On vous tient au courant.

 

Allez, je vous laisse, j'ai une année du lapin à gérer moi

 

Jojo

 

Repost 0
Published by Do you BnF ? - dans Jojo
commenter cet article
26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 16:39

 

 

Un dimanche indéfini, à la BnF…

 

 

Une ombre s’avance sur le parvis, menue, rapide et sautillante. Tout est glacé (vent du nord), et soleil à grands aplats. Jojo rase les murs de verre de la Tour des Lois. Il se presse, n’aimant pas trop s’aventurer à découvert par les temps qui courent. Trop risqué.

 

Personne à part lui sur l’esplanade, pour le moment. Il a bien calculé son coup. Avant d’être repéré, il s’approche du trou secret qu’il s’est ménagé dans le plancher, depuis déjà longtemps. Il actionne la planche arrangée qui bascule dans un bruit sec. Furtif, Jojo se glisse dans l’ouverture et remet la planche en place derrière lui. Tout baigne. Retour au bercail.

 

Il serait bien resté un peu plus longtemps en vacances, le Jojo, parce qu'il en a un peu sa claque du Rez-de-Jardin, le Jojo. Pour une fois qu’il s’était trouvé un p’tit coin sympa où squatter pépère, chez son bon pote Baraton à Versailles, carottes et Ardbeg 16 ans d’âge à l’œil et volonté, voilà que Do you fait des manières. - Jojo, faut que tu rappliques, et fissa. J’ai trouvé le moyen de te faire élire représentant des usagers avant 2013. – C'est pas vrai, garçon, tu déconnes ? – Non, non, mais faut faire vite. Ya pas vraiment de temps à perdre. W. Marx est sur ma trace. – Ok, ben dis-moi, Do you, grouille. – T’es fou ou quoi, pas par téléphone ! Trop dangereux. Ramène-toi, demain, 13h, en salle O, aux loges à microfiches. – Mais c'est dimanche, Do you, t’as pété un câble ? – T’en fais pas, j’ai fauché le passe à Rez-de-Jardin d'un agent ce matin, j’y serai. Clic. Il se complique un peu la vie, le Do you, mais bon, il est bien brave, va. Allez, descente.

 

Jojo s’engage dans le passage privé qu’il s’est concocté dans les coulisses du bâtiment BnF, discrètement. A coups de dents qu’il se l’est fait, ce tunnel maison, en connectant quelques bouches d’aération à deux ou trois gaines électriques, tout ça pour relier son terrier en Eden central au monde extérieur. C'est bien pratique. Quelques virages et descentes en rappel plus loin, le voilà rendu à la bifurcation qui lui permet soit de plonger vers son terrier, soit d'aller vers les salles, emprunter quelques livres pour les soirées d’hiver. Il s’engage à droite. Rendez-vous en salle O, rendez-vous en salle O... C'est pas très prudent, garçon. Faut pas se faire choper quand même. Bordel.

 

Débouchant sous les marches du Café des temps perdus, Jojo s’arrête un moment. Il scrute. Il écoute. Pas un chat. Se décidant, le voilà qui plonge le long de la paroi de verre (se camoufler un maximum des caméras), progressant par à-coups, de montant d’acier en montant d’acier. Dix minutes plus tard, parvenu devant l’entrée de la salle, Jojo bondit et, dans un silence de mort, il pénètre en salle O.

 

Vide et solitude. Banque déserte, chaises alignées. Livres parqués. L’impression de marcher dans le couloir de la mort. Enfin, j’imagine. Enfin, sans les tables, quoi, et puis avec la chaise électrique au bout, tout ça. Ok, c'est pas non plus pareil, mais bon…enfin bon, on s’en fout : « L’impression de marcher dans le couloir de la mort ». De tablée en tablée, Jojo se dirige vers les loges à microfiches, vers l’antre obscur de la salle aux noirceurs éternelles.

 

Il s’approche et tente un faible Do you ? T’es là ? Réponds, bordel !

 

Rien.

 

Bis.

 

Toujours rien.

 

Il flippe un peu, quand même. Les chocottes. Faut pourtant aller voir. Ouais, faut bien y aller. Prudemment, il rampe jusqu’au coin formé par la première loge à microfiches, en crotale. Millimètre à millimètre, il risque une oreille, puis deux, la moustache, et puis l’œil.

 

AAAARRGH ! Stupeur-révulsion oculaire. Commotion d’adrénaline et vomis dru.

On a tué Do you !! Do you ! Do youhouhoouhouhou !!!

 

Ou plutôt, non, c’est pas tué qu’on l’a, le Do you, c’est vidé, écharpé, dépiécé, disséqué vivant et déployé sur le sol. Des lamelles de chair traînent un peu partout, mais méticuleusement alignées, comme pour la parade, reformant sur la moquette les organes extériorisés de Do you, un intestin par-ci, le foie par là, les lobes cérébraux un peu plus disséminés. On dirait du Von Hagens hardcore. Seule la tête de Do you est intacte, conservant un air de panique qui fait crier Jojo, râle, stridence, il devient complètement fou et il commence à…

 

MAIS HO ! JOJO ! Je peux savoir ce que tu fous sur mon écran ? ça va pas la tête !! (dit Do you tout rubicond).

 

Tiens, Do you, ça boume ?(dit Jojo angélique)

 

Do you : mais t’es débile ou quoi ? Je peux pas faire ma pause café tranquille sans que tu fasses du clavier-jacking ! Et pour des trucs…des trucs...mais vraiment dégueu, en plus ! T’as trop lu Houellebecq, toi, ça te porte sur le système. Tu sais que tu viens de commettre un plagiat monumental, en plus, je pourrais te dénoncer à Bruno Racine et à Slate.fr, ils te feraient ta fête.

 

Jojo : ça va, ça va, tu vas pas non plus nous pondre un âne, ho ! C'est bon, j’ai compris que tu comprenais rien à l’art moderne. T’es lamentable. Moi qui allais faire de toi une star. T’es vraiment trop naze, Do you. Et moi, j’me câasse. Tschüssie.

 

Do you : Attends un peu Jojo ! JOJO ! Bordel, mais ça devient une habitude ou quoi ?

 

Enfin bon, content de l’avoir retrouvé quand même, le lapinolourdaud. Il m'a manqué.

 

Repost 0
Published by Do you BnF ? - dans Jojo
commenter cet article
13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 14:46

 

Aujourd'hui à la BnF…

 

Jojo BnF est de nouveau entré en contact. J’avais reçu un signe de vie furtif, samedi dernier, lorsqu’il m’avait fait parvenir son vote pour le concours photo hebdomadaire, mais je n’étais sûr de rien. Le revoilà. Et, cette fois-ci, il est parvenu à m’expliquer ce qu’il attendait de moi.

 

 

Jojo BnF : Hé ! DoYou, tu me reçois ?

DoYouBnF : Jojo ! Enfin ! Tu vas bien ? Tu as pu leur échapper ?

 

Jojo : bien sûr, coco, qu’est-ce que tu crois ? Le pompier qui attrapera Jojo n’a pas encore passé son BAFA.

DoYou : Je suis content d’avoir de tes nouvelles, en tout cas. Tu sais, je me suis fais du souci pour toi…

 

Jojo : sympa, gamin, mais c'est pas la peine. Tu devrais plutôt t’en faire pour ta thèse. Enfin, moi je dis ça, hein, j’dis rien…

DoYou : je sais, Jojo, mais je travaille dur tu sais : j’ai commencé hier à réfléchir à ma deuxièm…

 

Jojo : …HÉ LÀ ! Attends un peu, attends attends…je t’arrête tout de suite. Tu vois, là, ta thèse, en fait, on en a rien à foutre. On a des trucs plus importants à faire toi et moi.

DoYou : ah bon ? Quoi ? C'est ça que tu voulais me dire l’autre jour ?

 

Jojo : ouais. Ben voilà : j’ai décidé de me présenter aux prochaines élections.

DoYou : …[silence clavier]…euh, attends, quoi ? En 2012 ? Tu veux remplacer Sarkozy ?

 

Jojo : Sarkoki ?

DoYou : …[silence clavier]…euh, ben…tu sais, le président Sarkozy, là, le président de la République, quoi.

 

Jojo : Mais non, banane ! Rien à carrer de cette brêle.  T’es con ou quoi. Les choses sérieuses, c'est ici que ça se passe, garçon, hic et nunc. Les élections que je veux, moi, c'est celles de 2013 pour le prochain représentant des usagers au Conseil d’administration de la BnF.

DoYou : …[silence clavier]…euh, mais…t’es sûr Jojo ? Tu veux pas plutôt te présenter aux européennes ?

 

Jojo : mais putain, DoYou, t’as une touche de clavier en moins ou quoi ! L’important, aujourd'hui, c'est quoi ? T’es pas abonné aux Chroniques de la BnF ou quoi ? L’important, je te le dis, c'est la « société de la connaissance » mon gars, ouais. C'est ça l’avenir. J’ai lu plein de trucs dessus sur Gallica. Et d’après toi, elle est où la connaissance, hein ? Elle est où ? Elle est ici, bordel ! Sache, garçon, que celui qui contrôle la BnF contrôle le savoir, et celui qui contrôle le savoir contrôle le monde ! Ouais, c'est comme ça. Faut percuter dans la vie. Et comme il faut bien commencer par où on peut, ben moi, en 2013, je serai représentant du Rez-de-Jardin, mec.

DoYou : …euh, mais… Jojo, no offense, mais…t’es un lapin, je suis pas sûr que…

 

Jojo : …BEN OUAIS ! Justement ! Chuis un lapin et j’ai plein de trucs à raconter sur le jardin, gamin, pas comme vous autres qui n’y avaient jamais mis le pied et n’y viendrez jamais, d’ailleurs. L’Eden, c'est moi. Le merisier de la connaissance, c'est moi. Et ça donne des idées, ça, je peux te dire. Dieu BnF va devoir m’écouter plutôt que de vouloir me faire passer à la casserole. Mais pour ça, va falloir qu’on s’organise dur, on a que trois ans finalement, et j’ai besoin de toi.

A ce propos, très cher et nouvellement intronisé directeur de campagne, commençons par le commencement…Je t’ai préparé une petite affiche électorale, pour que tu commences à réfléchir aux slogans, au programme...tout ça. Faut bien commencer par quelque part. Voilà, voilà :

 

Jojo_president.jpg

 

DoYou : …[silence clavier]…euh, ouais…super, Jojo, super. On va peut-être la retravailler un peu, ok ? J’ai justement quelques potes en marketing politique qui pourraient nous aider. Ils bossent pour Eric Woerth pour l’instant, mais je crois qu’ils vont bientôt être un peu plus libres…

 

Jojo : ok, ok, ce que tu veux, je te fais confiance, mais commence à faire bouger le réseau, mec, parce que j’arrive. On va se le faire le William Marx ! HA HA HA HA HAttends un peu, là ! ça bouge. Je repère un pompier qui fume près de mon trou. Alerte. Faut que j’y aille, mec, on se tient au courant.

DoYou : euh, attends, Jojo ! HO ! JOJO !

 

...

 

Décidément, les lapins sont trop pressés de nos jours.

 

[A suivre]

Repost 0
Published by Do you BnF ? - dans Jojo
commenter cet article
5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 15:00

Aujourd'hui à la BnF…

 

J’ai claviparlé avec le dernier des lapins BnF, le rescapé de la Grande expulsion.

 

Je travaillais tranquillement en salle O sur mon dernier billet et je m’apprêtais à faire une pause-boulot bien méritée, quand soudain un terminal de commande apparaît sur mon écran, en bas à droite, à peu près comme ça :

 

Jojo1

 

Jojo BnF : hé ! DoYou ! Tu me reçois ?

DoYouBnF : hein ? Qui c'est ?

 

Jojo : tu sais pas lire ou quoi. « Jojo BnF ». C'est mon nom de code. Tu peux m’appeler aussi Last Rabbit, pour les intimes.

DoYou : Jojo ? Mais t’es qui ? Qu’est-ce qui se passe là ?

 

Jojo : je suis le dernier des lapins BnF, mec, le dernier ! The last conejo, amigo. Je vis seul et clandestin depuis la Grande expulsion. Terré comme un rat.

DoYou: quoi ? Mais où ça ? Dans le jardin, dans l’Eden ?

 

Jojo : l’Eden, l’Eden, c'est vite dit. C'est l’enfer ici, garçon. Je suis recherché par toutes les polices de la BnF et leurs talkies-walkies. Ils savent que je suis là. Mais j’échappe, je creuse, je m’enterre et je les emmerde !

DoYou : mais comment t’as fait pour accéder à mon ordinateur ? C'est fou ce truc.

 

Jojo : fastoche. En creusant profond, je suis tombé sur le réseau informatique de l’édifice. Lapin agile, j’ai quelques notions en électronique, j’ai donc pu brancher une dérivation et relier tout ça à mon netbook. Du coup, j’étudie les flux de données depuis longtemps maintenant, et j’ai bien vu ton p’tit manège, là, ton blog, les posts envoyés depuis ta place, tout ça.

DoYou : tu veux dire que tu sais qui je suis ?

 

Jojo BnF : pas vraiment, non, mais je sais que tu existes. Fais gaffe d’ailleurs, Dieu BnF te regarde, lui aussi. Et si tu continues, déchéance de carte BnF garantie, gars, comme pour les miens.

DoYou : les tiens ? Mais qu’est-ce qu’il leur est arrivé ?

 

Jojo : une histoire moche. C'est arrivé sans qu’on s’y attende. Badaboum. Un jour, Dieu BnF a décidé de déchoir de l’Edénité un des nôtres, sous prétexte qu’il avait attaqué un des gardiens. Bon, ok, j’avoue que c'était pas très beau à voir. Mais le lapin en question, il était barge, on le savait bien, nous. D’ailleurs, on l’avait enfermé mais il s’est échappé et faut bien reconnaître qu’il a fait une grosse connerie. Tiens, si tu veux, j’ai retrouvé dans le réseau des caméras de surveillance la vidéo de l’attaque.

Et ça a été le début de tout. Après ça, il a déchu un par un tous les lapins qui avaient un jour fait des conneries dans le jardin : les excités d’abord, tu comprends, c'était facile, personne n’a rien dit ; puis ceux qui dealaient du jus de carotte, sous prétexte que c’était un monopole du Café des temps ; puis ceux qui demandaient les livres interdits, les livres de l’Enfer ou, pire encore, les livres sur les dysfonctionnements de la BnF, ouais, ceux des fonds surveillés ; après ça, ceux qui tentaient d’entrer en contact avec l’extérieur, avec vous autres quoi ; et puis finalement leurs parents, pour leur apprendre à toucher des allocs pour truands ; et puis aussi les frères et sœurs, on sait jamais ; et puis, un jour, tout le monde y est passé d’un coup. Une nuit, on a vu débarquer la brigade des pompiers sapeurs de la BnF au grand complet,  et ils les ont tous ramassés. Tous ! Une vraie lapinade. Je sais pas encore comment j’ai pu échapper à ce truc, un miracle…mais je les ai tous vus se faire emmener. J’en tremble encore.

DoYou : eh bè boudu con ! Horrible. Et depuis, quoi ? Tu vis tout seul ?

 

Jojo : ouais, je me suis terré, j’ai creusé des galeries, et je me planque, surveillant les allées et venues des sbires, sortant la nuit. Heureusement, je suis branché sur le réseau de surveillance, je vois tout ce qu’ils font. Je m’adapte.

DoYou : mais pourquoi est-ce qu’ils te cherchent ? Pourquoi l’expulsion ?

 

Jojo : des fous, je te dis. Des lapins dans le jardin, ça faisait désordre. Et puis, on faisait ce qui nous chantait, on distrayait les chercheurs, on bouffait ce qu’on voulait, on replantait comme on voulait…le Rez-de-Jardin était devenu incontrôlable, donc Dieu BnF pas content. Alors il a sévi. Tout le monde dehors ! Mais je suis toujours là, moi. Et maintenant, j’ai besoin de toi.

DoYou : de moi ? Pourquoi faire ? Quoi ? Tu vas me sortir de la matrice ?

 

Jojo : mais arrête de fumer, DoYou ! Non, il faut que tu m’aides pour de vrai, tu dois être ma voix, la parole des lapins au-dehors, enfin, du lapin. J’ai besoin de toi mec.

DoYou : mais qu’est-ce que je peux faire ? Dis-moi et j’essaierai…

 

Jojo : tu vas comprendre. J’ai décid…STOP ! non, attends, attends, plus tard, vite, faut que j’y aille, je crois que j’ai été repéré. Je te recontacterai…

DoYou : attends ! Hé ! Jojo ! JOJO !

 

 

Troublé, effrayé, je suis resté longtemps devant la console, mais rien n’est venu. J’attends encore. Jojo, si tu m’entends, j’espère que tu vas bien. Je suis là. J’attends.

 

[A suivre]

 

 

 

 

Repost 0
Published by Do you BnF ? - dans Jojo
commenter cet article

Recherche

Description

La vie à la Bibliothèque nationale de France (BnF) vue par des résidents permanents du Rez-de-Jardin

Rien à voir, ou presque