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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 20:11

Aujourd'hui à la BnF…

 

J’ai pris connaissance de mon relevé de compte en banque pour le mois d’août.  

 

Choc. Pâleur. Contraction gastrique.

 

Mon compte en banque vient de passer le rubicond. Ok, bon, tout d’abord : rester zen. Pas de panique, garçon, du calme. De toute façon, ce n'est pas si grave, c'est pas non plus comme si t’avais décidé de partir en vacances en septembre…Et puis, tu vas bientôt toucher ton super salaire de demi-ATER, de quoi renflouer durablement les caisses et te payer encore quelques menus trio. Mais bon, pas question de lésiner pour autant : tu te retrouves présentement plus à découvert que Kerviel et Madoff réunis, il me semble donc nécessaire de réagir. Think.

 

Plusieurs options s’offrent à moi. Les lister me fera, j’en suis sûr, le plus grand bien, et cela aidera peut-être ceux qui, comme moi, ont appris à gérer leur budget avec les pieds. J’exclus évidemment de cette liste toute éventualité incompatible avec ma très haute conception de la moralité du doctorant en sciences sociales (prostitution et marketing politique, pour aller vite) ainsi que toute tentation professionnelle trop évidemment hors de portée de mes tristes compétences doctorales (exit, donc, l’alpinisme et la plomberie).

 

1. Première option : finir la thèse d’ici décembre, postuler sur Galaxie au printemps et obtenir un poste dans la foulée. Mais bien sûr. Je passe à 2.

 

2. Faire fructifier mon blog. Avec un peu de pub ciblée, l’aide d’Eliance du Café des Temps, et quelques T-shirts « Do You BnF ? » bien pensés, je pourrais peut-être m’en sortir un moment. Mais bon, étant donné que mon audience n’est pas encore celle de Rémi Gaillard, c'est pas vraiment gagné, à moins de créer des T-shirts autodestructibles avec obligation contractuelle de les remplacer tous les 15 jours. Mais bien sûr. Je passe à 3.

 

3. Troisième option, pourquoi pas : recycler mes compétences de rédacteur académique obsessionnel à l’œil azerty et aux dix doigts-claviers. Puisque, de toute manière, j’écris à longueur de journée, des articles, une thèse, des mails, un blog,…je pourrais toujours tenter d’ « écrire utile » : écrire, c'est bien ; pour de l’argent, c'est mieux.

 

Premier réflexe en vue de cette reconversion, prometteuse de richesse : procéder à mon enregistrement en ligne en tant que nouvel auto-entrepreneur. Il paraît que c'est facile, mais évidemment, ça dépend pour qui. Après quelques heures de chipotage bureaucratico-numérique, j’ai néanmoins une chance d’y parvenir.

 

Deuxième étape : mettre en place mon business plan et ma stratégie de com’. Parce qu’il va falloir jouer serré, les amis, notamment pour le business plan. Etant donné que mes clients potentiels, à commencer par le nombre incalculable de personnes qui lisent ce blog (un chiffre inconcevable, au-delà de toute imagination humaine et de toute représentation rationnelle, mon compteur de visites a depuis longtemps déjà été réduit à l'état de poussière d’octet), doivent tous être à peu près dans la même situation que moi, on ne peut pas non plus faire n’importe quoi. J’ai néanmoins une gamme de produits et une target tous trouvés.

 

Ô target, écoute donc mon message et réponds à mon post commercial, je t’en prie.

 

pub_metathese2.jpg

 

"Bonjour, toi. Tu es en thèse, petit(e) veinard(e) ?

Bravo !

Ton savoir irradie et tu t’apprêtes à révolutionner la recherche. Mais tout ça demande du temps. Beaucoup de temps. Du coup, tu passes ta vie en Rez-de-Jardin. Je sais ce que c'est. Je te comprends.

Je connais les horaires impossibles, les soirées glauques à réchauffer des bolinos et des quiches froides, les matins fringants à petit déjeuner sans pain, ni beurre, ni confiture.

Ta copine, ton copain, t’a quitté parce que tu lui laissais faire toutes les courses, les factures, les rendez-vous chez le médecin, réceptionner le plombier, jeter les poubelles, faire le ménage, récurer les toilettes, changer les draps, voir ses parents, les loyers en retard…

Tu n’en peux plus de rédiger, jour après jour, des pages et des pages et des pages et des pages et des pages et des pages…

 

Ta solution : Métathèse

 (un service exclusif DoYouBnF)

 

Grâce à moi, ta vie va reprendre un semblant de normalité. Métathèse assure une aide personnalisée pour chercheur en détresse, selon deux modalités de service :

 

1. Services à la personne.

Tu dois finir un article aujourd'hui mais tu dois aussi acheter du saucisson, des tomates cerises et du vin pour ta soirée du samedi ? Pas de problème, Métathèse s’occupe de tout.

Tu dois aller prendre rendez-vous avec ton dentiste, mais tu n’as pas le temps de passer un coup de fil ? Pas de problème, Métathèse s’occupe de tout.

Notre employé dynamique fera tes courses, ta lessive, tes factures, tes corvées pour un salaire modique, et sans rechigner.

Envoie ta liste à doyoubnf@gmail.com.

Tarification à l’acte négociable.

 

2. Services académiques.

ça y est, tu as ton plan détaillé après de longues années de recherche ! Des idées en or, des exemples en titane, une montée en généralité théorique digne d’Apollo 11 et des ouvertures à la Messi. Super !

Oui, mais voilà, maintenant, il faut tout rédiger. Et ça c'est moche.

Pas de problème, Métathèse s’occupe de tout. Notre employé rédacteur dynamique rédigera ta thèse à partir d’un plan détaillé, pour un salaire modique et sans rechigner.

Envoie ton plan à doyoubnf@gmail.com.

Tarification à la page, à déterminer en fonction de l’état d’avancement du plan détaillé.

 

Réductions possibles pour doctorants chômeurs.

 

 

Ô target, j’ai besoin de toi !

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Published by Do you BnF ? - dans Do you
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commentaires

lecteur 24/08/2010 10:25


métathèse ou métastase ?


Do you BnF ? 24/08/2010 11:52



"Métathèse, pour une thèse sans métastases". Pas mal, l'allitération. J'adopte comme slogan alternatif.



Mo 23/08/2010 21:17


Tant que tu ne fais pas payer les fous rires...


Do you BnF ? 24/08/2010 11:55



ça risque pas. Quoique...ça rapporte, ces machins-là ? Je vais y songer, de toute manière, on peut toujours mettre en place un bouclier fiscal pour les lecteurs les plus fidèles...



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La vie à la Bibliothèque nationale de France (BnF) vue par des résidents permanents du Rez-de-Jardin

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