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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 10:47

Aujourd'hui à la BnF…

 

J’ai décidé, suite à de nombreuses et pressantes injonctions de lectrices et lecteurs enfuribondés, de vous livrer une partie de mon identité. Oui. Je tombe le masque.

 

En fait, je suis un Haut Fonctionnaire directement rattaché au cabinet de la Ministre de la recherche et de l’enseignement supérieur, Madame Valérie Pécresse.

 

Fraîchement émoulu d’une grande école d’administration strasbourgeoisement décentralisée dont je tairai, par devoir de réserve, les trois initiales, j’ai reçu une formation classifiée et très poussée en management numérique au Ministère de la Défense. Après un long stage de perfectionnement en story telling politique et écriture webo-intimiste à la John Hopkins University de Baltimore, et un autre de formation intensive aux techniques de guérilla numérique à West Point, j’ai fini de peaufiner mon profil 2.0 par un MBA de gestion de profil facebook à HEC.

 

Paré à être largué derrière les firewalls ennemis, j’ai été recruté et nommé par Valérie Pécresse pour une mission spéciale, de la plus haute importance stratégique pour notre République. Cette tâche, ô combien difficile à mener à bien, je vous le concède, consiste à tenter de convaincre la « blogosphère » que les chercheurs sont vraiment de grosses feignasses qui ont du temps à perdre sur OverBlog.

 

Je sais, cette idée est vraiment très difficile à accepter et à faire passer dans l’opinion. Mais je me suis attelé avec passion et acharnement à cet apostolat.

 

Dans notre monde moderne, tout gouvernant consciencieux (en un seul mot) et responsable doit savoir s’adapter, en temps réel, aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, afin de les utiliser au mieux pour assurer la sécurité et la liberté de ses concitoyens et les protéger contre les agissements subversifs des minorités réflexives. Ces coupeurs de cheveux en quatre, ces écrivailleurs d’ennui, sapent en effet, jour après jour, par leurs spéculations improductives d’intellectuels monomaniaques, tous les fondements moraux de notre vie en commun, remettant en question l'autorité la mieux établie et les usages les plus éprouvés, suscitant chez nos honnêtes concitoyens le doute pernicieux et l’amour de l’inutile, du gratuit, ces chevaux de Troie de la subversion, alors même que nous vivons des moments de crise aiguë qui réclament au contraire l’unanimité des consciences et un agir volontaire.

 

Au cours des mes études prolongées, je suis donc arrivé à la conclusion, dûment validée par mon Ministre, que la meilleure arme que l’on pouvait opposer à ces inviteurs à tourner en rond  est sans conteste celle de la délégitimation par discréditation. A l’image d’Epinal du chercheur d’absolu, poussiéreux rat de bibliothèque érudit s’exprimant en latin, en équations ou en borborygmes bourdivins, j’oppose celle du chercheur dissolu, surfant à toute heure sur facebook et payé des sommes fantastiques à écrire sur blog ; en d'autres mots : à ne rien faire. Ah !, le chercheur volage, déconcentré, insouciant, enfermé à la BnF non pas pour travailler, oh non ! mais pour glandouiller sur Internet ! Avec la complicité coupable des plus hautes autorités bibliothécaires, ayant décidé (Inconscience !) d’installer à tire-larigot des câbles de connexion vers le web tentateur, nos chercheurs d’embrouille ont mérité de devenir la cible prioritaire d’une attaque de propagande - commando. C'est ainsi que j'ai créé Do you BnF ?, leur slogan de débauche, et Jojo BnF, le Lupin des Lapins, leur idole d’anarchie !


Tel est mon plan d’attaque. Madame la Ministre, Valérie Pécresse, m’a donné carte blanche pour agir et recruter à l’envi mes mercenaires à moi : j’ai ainsi pu créer, en un temps record, la première cellule numérique d'anti-réflexion par dilution logorrhéique. Souviens-toi donc toujours, petit, que derrière chaque pseudo-thésard déprimé de la blogosphère, tu trouveras peut-être un des fonctionnaires, bien mieux payés que toi, de mon escadron antithèse.


Et réjouis-toi, ô peuple de France, car le Rez-de-Jardin ne sera bientôt plus que Rasez-le-Jardin ! HA HA HA HA HA HA HA…

 

DoYou : HÉ-HO ! JOJO ! Je peux savoir ce que tu fous sur mon écran ? Non, mais ça va pas la tête !

 

Jojo BnF (mi-gêné, mi-amusé) : tiens, salut DoYou, ça va ? Fais pas la gueule, allez, je me marrais juste un peu avec tes potes…

 

DoYou : te marrer ! Mais t’es fou ou quoi ?! Tu veux me faire passer pour quoi, là ?! On peut même pas s’absenter deux minutes (façon de parler, vu la distance) pour aller aux toilettes sans que tu fasses des tiennes ? C'est vraiment pas très sympa, tu sais, est-ce que moi je…

 

Jojo : Ok, ok, c'est bon, stop. STOP !, j'ai dit. Allez, garçon, c'est bon, tu vas pas nous faire une attaque, non plus, hein ? C'était pour rire. Pour, rire : capisci ? T’as vraiment pas d’humour, mec...Allez, va, m'en fous, moi, j’me câaasse !

 

DoYou : HÉ-HO ! Pas si vite, Jojo ! HO ! Attends un peu ! JOJO !

 

 

Décidément, Jojo est un farceur.

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Published by Do you BnF ? - dans Do you
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La vie à la Bibliothèque nationale de France (BnF) vue par des résidents permanents du Rez-de-Jardin

Rien à voir, ou presque